COMPTE-RENDU
des interventions PTB Mons au Conseil Communal du 16/12/2013
POINT
21 : CPAS – Budget général – services ordinaire et extraordinaire.
Exercice
2014 – Approbation.
 |
| John Beugnies, Conseiller Communal PTB à Mons |
« La dualisation de la société est une réalité,
plus de riches et plus de pauvres ». C’est une phrase que vous pouvez
trouver à la page 21 de la note de politique générale du CPAS. C’est donc une
réalité de considérer que le CPAS est et sera de plus en plus sollicité
puisqu’au niveau fédéral et régional, on ne mène pas une politique au service
des gens alors que l’austérité est le leitmotiv du gouvernement Di Rupo.
Dans ce contexte, il nous paraissait essentiel que la dotation de la Ville au
CPAS soit plus importante qu’en 2013 et bien, pas du tout, elle est exactement
la même. LE PTB pense qu’avec l'indexation des salaires des travailleurs du
CPAS et l'augmentation inévitable des allocations sociales, ça revient
pratiquement à une diminution de la dotation. Et ici, on ne vous parle même pas
des 55.000 exclusions du chômage qui sont annoncées pour 2015 selon une étude
de la FGTB, soit plus de 1000 Montois.
A cause de cela, afin de coller au plan de gestion, le CPAS décide de faire des
économies notamment en ne remplaçant pas une partie du personnel sortant, ce
qui aura pour conséquence une plus grande pression sur les travailleurs qui
restent puisque la charge de travail supplémentaire due à ces non-remplacements
sera supportée par ceux-ci. De plus, diminuer le volume d’emploi dans une ville
où le taux de chômage est important ne nous paraît pas très judicieux.
D’autre part, nous pensons que ne pas inscrire au
budget la cotisation de responsabilisation estimée à 700.000 € est une erreur
et pourrait avoir l’effet d’une bombe à retardement pour ce budget.
Ensuite, nous regrettons qu’il n’y ait aucun
investissement prévu pour la création de nouvelles crèches et ce, malgré
l’augmentation de la population et l’explosion des demandes. Si vous voulez
attirer des travailleurs à Mons, il faut prévoir des crèches supplémentaires
dans l’entité, cela nous semble tellement évident.
Nous sommes en désaccord avec ce budget et nous
voterons contre.
Enfin, malgré toutes ces considérations politiques,
nous tenions à profiter de l’occasion pour féliciter tous les travailleurs du
CPAS pour le formidable travail fourni dans des conditions pas toujours
faciles. Leur dévouement est remarquable.
POINT
26 : Règlements fiscaux
Nous
ne pouvons pas accepter l’augmentation de 1,46% de toute une série de taxes qui
touchent directement les citoyens montois. Un exemple pour éviter d’être trop
long, l’augmentation de la taxe sur les égouts qui est particulièrement mal
venue puisque elle était déjà à la base très élevée. En comparaison dans les communes qui pratiquent cette taxe,
pour une famille à Frameries c’est 30 €/an et à Quaregnon c’est 25 €/an. Ici on
arrive 66 €/an. C’est beaucoup trop et cela ne se justifie pas. Nous allons
voter contre ce point sauf pour les points 26 l et 26 s (taxes agences
bancaires et pylône GSM).
POINT
34 : Budget général des recettes et des dépenses pour l’exercice 2014
Nous n’allons pas voter ce budget pour plusieurs
raisons :
- Il y a d’abord l’augmentation de certaines taxes qui touchent directement les
gens dont nous avons déjà parlé aujourd’hui.
- Ensuite, nous déplorons le manque de volonté affichée dans le budget en termes
de création de logements publics. On nous annonce le chiffre de 202 nouveaux
logements potentiels. Or, ce chiffre n’est pas exact puisque dans ces 202
logements, 171 concerne le domaine d’Epinlieu où il ne s’agit pas de création
de nouveaux logements mais de remplacement de logements existants. C’est donc
une opération nulle en termes de création. Bref, on pourrait potentiellement
compter sur la création de 31 nouveaux logements. C’est beaucoup trop peu quand
on sait que la population augmente considérablement.
- D’autre part, nous ne pouvons que regretter la non-augmentation de la
dotation au CPAS malgré l’augmentation constante de l’aide sociale à allouer et
du rôle de réinsertion sociale que joue ce dernier. Qu’on ne nous dise pas
qu’on en n’a pas les moyens car si on est capable de consacrer 2572000 € pour
un achat de terrain stratégique au Grand Large pour Mons 2015, on devrait être
capable d’augmenter cette dotation au CPAS. C’est une question de choix politique
qui n’est pas très à gauche, c’est le moins que l’on puisse dire.
- Nous constatons également qu’une bonne partie des investissements en termes
de travaux d’amélioration des voiries et des trottoirs se concentre de nouveau
dans le centre de Mons. Or, que l’on habite Mons ou une des anciennes communes
faisant partie du Grand Mons, les taxes à payer par les habitants sont les mêmes
et dès lors il nous paraît logique que tous les Montois puissent bénéficier des
mêmes investissements.
- En termes d’emploi, le collège se targue d’une diminution du taux de chômage
en 9 ans de 2,6% avec un taux actuel de 22,2%. Premièrement, nous pensons qu’il
n’y a pas de quoi être fier de ce bilan puisque c’est un des taux les plus
élevés de Belgique et deuxièmement, nous tenions à rappeler que la baisse du
taux de chômage ne correspond pas nécessairement à la création de nouveaux
emplois. Au contraire, nous pensons qu’il résulte surtout à ce jour du nombre
croissant d’exclusions du chômage. D’ailleurs, si rien ne change d’ici-là, nous
vous prédisons une baisse supplémentaire du taux de chômage en janvier 2015
lorsqu’un millier de Montois viendront frapper à la porte du CPAS. D’autre
part, nous croyons que la venue d’Ikea à Mons n’est pas un gage de création
massive d’emploi. On parle ici de 650 nouveaux emplois. En réalité, il s’agira
surtout de transfert d’emploi puisque de nombreuses plus petites enseignes dans
la région de Mons-Borinage fermeront leurs portes à court terme. Le secteur
Horeca va également souffrir de la venue d’Ikea. On voit mal comment dans les
snacks de la région, on peut rivaliser avec un poulet-frites sauce champignon à
5 €. Aujourd’hui, les commerces du centre-ville souffrent à cause du centre
commercial des Grand-Prés, ce n’est qu’un aperçu de ce qui va se passer avec
l’arrivée d’Ikea. Nous avons déjà entendu ce discours qui dit : « Ikea
plutôt chez nous qu’ailleurs ». Dire ça, c’est accepter cette concurrence
entre les grandes villes pour attirer des enseignes et autres investisseurs.
Mais une oublie une chose essentielle, c’est que là où une ville s’enrichi, une
autre ville s’appauvrit. C’est une vision très libérale de la société, pas une
vision solidaire. Selon nous, l’emploi le plus sûr, c’est celui qui existe déjà,
or qu’en est-il de la sauvegarde de l’emploi public ? La ville ne procède
pas à bon nombre de remplacements des départs naturels avec pour conséquence une
plus forte pression sur ceux qui restent et un moins bon service rendu à la
population. Ce n’est pas cette politique qui permettra de désengorger les
salles d’attentes de l’administration communale. Faire que croire que cela va
mieux fonctionner avec moins de personnel nous semble peu crédible.
- Concernant la gestion des déchets, la volonté de la majorité lors de la
déclaration de politique générale de 2013 d’organiser un ramassage annuel
gratuit des objets encombrants en porte à porte a tout bonnement disparu.
C’était pourtant un point du programme de la majorité lors des élections
communales. Tout le monde n’a pas de voiture ou la force physique de
transporter ces objets encombrants. Pensons par exemple aux personnes âgées.
- Enfin pour terminer et dans un cadre
plus large, le PTB déplore le manque de moyens croissant de la ville de Mons dû
aux décisions prises au niveau de l'autorité de tutelle régionale et fédérale. Plutôt
que d'opposer de plus en plus les communes entre elles pour savoir qui aura
combien, nous plaidons pour un refinancement urgent du fonds des communes. Mons
doit prendre sa place dans cette contestation des communes. Nous demandons aux
autorités de la ville de Mons de prendre une initiative en ce sens envers
toutes les autres communes. Merci.
POINT
47 : Site de l’ancien Athénée de Jemappes, rue des Représentants n°40, lancement
d’une opération de revitalisation urbaine et appel à projets
Nous n’allons évidemment pas voter contre cette
opération de revitalisation urbaine étant donné le chancre qu’est devenu
l’ancien Athénée de Jemappes. Toutefois, nous regrettons qu’on ait attendu
aussi longtemps et surtout nous regrettons qu’une fois de plus, on ne profite
pas de l’occasion pour créer des logements publics. De nouveau, on fait appel à
des promoteurs privés, c’est vraiment dommage.
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Quelques
nouvelles. Après l'action menée par le PTB lors de l'inauguration du Centre
Mail de bpost à Ghlin, John Beugnies, conseiller communal du PTB, est intervenu
au Conseil communal de Mons lundi dernier, 16 décembre.
Vous trouvez ci-dessous ce qu'il a dit, ainsi que la réponse du Bourgmestre
Nicolas Martin. Nous ne pouvons qu'espérer qu'il tiendra parole. Nous vous
tiendrons informés en ne manquerons pas de le lui rappeler, ensemble avec
vous.
Notre action a trouvé aussi un écho dans la Dernière Heure, la Province, à
TéléMB, et dans Trends (repris de l'agence Belga). L'article dans Trends
mentionne :
Une délégation du PTB était présente vendredi à l'entrée du nouveau centre pour
attirer l'attention des autorités sur les problèmes de sécurité des postiers
travaillant au centre, notamment en matière de déplacement en vélo au coeur du
zoning industriel en direction du centre urbain montois. (Belga)
CONSEIL COMMUNAL DU 16
DÉCEMBRE 2013.
Interpellation relative aux problèmes de sécurité routière autour du nouveau
Centre Mail Bpost dans le zoning de Ghlin.
(Rappel de cette lettre soumise au Conseil Communal, suit la réponse de Mr Nicolas Martin)
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins et Conseillers,
Lorsque je vous lirai cette interpellation, l’inauguration en grande pompe du
tout nouveau Centre Mail de Bpost dans le zoning de Ghlin aura eu lieu. Nous
profitons de l’occasion pour attirer votre attention sur les problèmes de
sécurité routière pour les travailleurs dans le zoning de Ghlin-Baudour en
général, et plus particulièrement pour les postiers travaillant au Centre Mail.
En effet, l’absence de piste cyclable sur ce tronçon de la Route de Wallonie
qui doit être utilisé tous les jours par les postiers en vélomoteur pose un
problème évident de sécurité, notamment à cause du trafic dense des poids
lourds qui malheureusement ne respectent pas systématiquement les limites de
vitesse. Une limitation des vitesses s'impose à cet endroit, avec par exemple
un îlot directionnel comme il y en a un pour l’hippodrome. En plus de
l’installation, soit de panneaux « Attention, sortie de véhicules postaux et
vélomoteurs » comme il en existe pour les camions, soit de triangles
rouges clignotant à l’arrivée de véhicules.
Par ailleurs, pour les piétons, utilisateurs des transports en commun pour se
rendre à leur travail, il convient de prévoir des passages pour piétons.
Concernant la rue de l’Orbette, la nécessité s’impose de la réparer et d’y
aménager des trottoirs ainsi que des fossés afin de faire écouler l’eau et la
boue. Sans parler de l’état exécrable des autres rues du parcours à emprunter
par un grand nombre des travailleurs du zoning comme la rue de Baudour, la rue
de la Libération, la rue de Mons. Ajoutez à tout cela un mauvais éclairage
général et la présence régulière de brouillard à cause du canal, vous avez là
tous les ingrédients pour qu’à brève échéance un drame arrive.
Compte tenu que le gouvernement, à travers l’Etat belge, est toujours
l’actionnaire majoritaire de Bpost, nous aurions pu espérer que les partis de
la majorité gouvernementale auraient fait le nécessaire pour faire respecter
les principes élémentaires de sécurité pour ses travailleurs. Force est de
constater que ce n’est à ce jour pas le cas.
Comme parti des travailleurs, notre principale préoccupation est la santé et la
sécurité de ceux-ci. C’est la raison pour laquelle, le PTB demande que la Ville
de Mons intervienne pour les matières dont elle est compétente mais aussi
auprès de la Région Wallonne pour qu’on sécurise au plus vite tout le secteur
concerné. Surtout, n’attendons pas qu’il y ait des accidents graves ou des
morts avant de prendre les mesures nécessaires.
D’avance, merci.
John BEUGNIES
Conseiller communal PTB
E-mail : john.beugnies@yahoo.fr
Réponse de Nicolas Martin :
Conseil communal du 16 décembre 2O13
Interpellation de John BEUGNIES (PTB) sur les problèmes de
sécurité routière autour du nouveau Centre Mail BPost
Je partage bien entendu votre préoccupation pour les questions de sécurité
routière pour les travailleurs dans le zoning de Ghlin-Baudour, et plus
particulièrement pour les postiers travaillant au Centre Mail.
Néanmoins, comme vous Ie signalez vous-même très justement, les deux
aménagements auxquels vous faites référence ne relèvent pas de la compétence
des autorités communales :
- Le tronçon de la Route de Wallonie, ainsi que la Rue de Baudour, Rue de
Mons et de la Libération (N50) relèvent de la Région wallonne
- Et la Rue perpendiculaire à la Rue de l'Orbette (qui porte actuellement
le même nom) et qui dessert le nouveau tri postal de BPost relève de
la compétence de l'IDEA.
Cela n'empêche pas, bien sûr, que nous nous sommes d'ores et déjà préoccupés de
cette question et avons relayé nos inquiétudes quant à la sécurité routière
auprès des institutions directement concernées.
Ainsi, pour la Route de Wallonie, les services techniques de la Ville de Mons
ont soulevé les problèmes de sécurité liés à la future utilisation de la
caserne
Dubuy lors de l'avant-dernière réunion CPSR. Des aménagements de sécurité sont
notamment prévus entre la rue du Blanc Chemin et l'Hippodrome.
Par ailleurs une étude sera bientôt engagée pour réfectionner l'axe routier qui
traverse Ghlin : ce dossier a également été évoqué lors de la dernière CPSR.
Je ne manquerai pas de vous transmettre le courrier envoyé à la direction des
routes du SPW afin de vous tenir informés des démarches entreprises par la
Ville
de Mons.
Quant à nouvelle voirie qui est perpendiculaire à la Rue de l'Orbette et qui
dessert le nouveau tri postal de BPost ainsi que le complexe H&M, il s'agit
d'une
voirie créée par l'intercommunale LD.E.A. Cette nouvelle voirie sera rétrocédée
à la Ville de Mons mais la réception provisoire n'est pas validée à ce jour car
l'intercommunale LD.E.A. a émis des points à corriger à son entrepreneur. Cette
voie est donc toujours à l'intercommunale I.D.E.A, et porte la dénomination
<< Rue de l'Orbette >> également dixit DC du Collège communal du
29/t2/20L2.
Là aussi, nous ne manquerons pas de tenir le Conseil communal informé des
suites de nos contacts avec I'IDEA.