vendredi 8 juillet 2011

Epinglé pour vous, l'article de la semaine :: De Wever : le libéralisme à la sauce allemande et le jusqu’au-boutisme communautaire pousse la Belgique au bord du chaos

De Wever : le libéralisme à la sauce allemande et le jusqu’au-boutisme communautaire pousse la Belgique au bord du chaos

« La note antisociale d'Elio Di Rupo avec ses attaques contre les pensionné, les fonctionnaires, les chômeurs, les malades … ne va pas assez loin selon Bart de Wever. Il se révèle ainsi définitivement comme un vassal de la Commission européenne et un jusqu’au-boutiste communautaire.» réagit le porte-parole du PTB Raoul Hedebouw après le « non » de la NVA à la note Di Rupo.
Service de presse du PTB

Raoul Hedebouw : « Pour De Wever, rien ne semble jamais assez libéral et jamais assez séparatiste. La NVA se déclare prêt à jouer un dangereux coup de poker en mettant en jeu l’avenir de 11 millions de Belges, juste au moment où la zone euro se trouve dans une crise profonde et où une deuxième crise bancaire paraît inévitable ».

« Si on suit la logique de la NVA, elle ne sera d’accord que si on supprime l’index, que si tout le monde doit travailler jusqu'à 67 ans au moins, que si les périodes de chômage ne compte plus pour la pension, que si on retire le droit à la prépension aux travailleurs épuisés d’avoir travaillé toute leur vie en équipe, que si on supprime l’allocation de chômage après deux années, que si on exclut des chômeurs parce qu’ils refusent des emplois pour lesquels il faudra 5 heures en train pour s’y rendre » dénonce le jeune porte-parole. « Sans compter que la NVA y rajoutera sans doute la suppression des indemnités de préavis en cas de licenciement ou le non paiement des heures sup’ ». Et de préciser : « Ce que veut De Wever, c'est une vraie législation sociale inspirée en droite ligne des mesures prises en Allemagne où le libéralisme fait rage ».

Visiblement De Wever ne se soucie guère du travailleur flamand moyen mais bien de la toute petite minorité de riches flamands: « Pour la N-VA, ce serait bien si les euromillionnaires pouvaient continuer à spéculer sur leurs actions sans travailler, si les fraudeurs à la Beaulieu, KBC, Declerck pouvaient continuer à exporter leurs capitaux dans les paradis fiscaux. Même le mini-impôt de 0,5% sur les fortunes de 76 000 millionnaires est déjà, pour lui, un tsunami d'impôts. Quel travailleur flamand ordinaire se sent-il menacé par une taxation sur les actions sur lesquelles on spécule à court terme ? » dénonce Raoul Hedebouw, porte-parole du parti de gauche.
Continuer à suivre De Wever, Monsieur « Jamais assez », sur le terrain communautaire ne mènera qu'à des conflits sans fin : « Pour lui, ce serait bien si des émeutes ethniques éclataient à Bruxelles car les gens auraient des allocations différentes, des pensions différentes, un accès aux soins de santé différentes en fonction de la langue qu'ils parlent. Cet homme veut détruire notre pays alors que 90% de la population, y compris parmi les néerlandophones, ne le veulent pas. »

Le PTB appelle l’ensemble des partis progressistes du pays à prendre leur responsabilité. Raoul Hedebouw : « La stratégie des concessions les unes après les autres ne fonctionne pas. L’appétit des nationalistes et de la droite vient en mangeant. Il est temps de dire stop à cette logique qui a démontré sa faillite. Et de construire un front social d'opposition bilingue et de gauche ».

Le PTB fait des propositions concrètes aux partis francophones progressistes : « Nous demandons aux partis progressistes francophones d’arrêter de nourrir les antagonismes en parlant de ‘front des francophones’. Une bataille essentielle se joue dans l’opinion publique en Flandre. Plutôt que de se plaindre du succès de la NVA comme des caliméros, qu’est-ce qu’attendent les partis francophones pour faire ce que tout parti démocratique belge peut faire : influencer cette opinion publique flamande en montrant que la politique de la N-VA sera nuisible aussi pour le travailleur du Nord du pays. A ce que je sache, aucune loi n’interdit à un parti belge de mener campagne … en Belgique!». Et de proposer de se lier aux dynamiques unitaires et sociales comme les pratiquent les organisations syndicales et le PTB.

Service de presse du PTB
Contact:
Raoul Hedebouw

mercredi 6 juillet 2011

Lettre ouverte de Raoul Hedebouw à Elio Di Rupo: "Votre note n'est pas de gauche"

Lettre ouverte de Raoul Hedebouw à Elio Di Rupo :: «Votre note n’est pas de gauche»

Dans une lettre ouverte, le porte-parole du PTB interpelle le président du PS : "Vous nous aviez promis une note qui ne serait « ni de gauche ni de droite ». Je vous rassure tout de suite, nous sommes d’accord au moins sur un point : votre note n’est « ni de gauche »"
Raoul Hedebouw

Et le porte-parole du PTB à Mons-Borinage, Gaëtan Lelong, de déclarer sur facebook, non sans une pointe d'exaspération: "Je propose que Monsieur Di Rupo soit poursuivi en justice pour diffamation envers le socialisme!! La note du formateur est tout simplement HONTEUSE!!!!!!".

Au président du Parti socialiste (PS)
Boulevard de l’Empereur, 13, 1000 Bruxelles

Cher Monsieur Di Rupo,
Permettez-moi de vous écrire cette lettre ouverte suite à la parution de votre note servant de base aux futures négociations gouvernementales. Vous nous aviez promis une note qui ne serait « ni de gauche ni de droite ». Je vous rassure tout de suite, nous sommes d’accord au moins sur un point : votre note n’est « ni de gauche »…
Je dois vous avouer ma plus grande incompréhension quant à de nombreuses propositions reprises dans votre note qui, il y a un an encore, auraient été déclarées inacceptables par votre parti. Mon étonnement est d’autant plus grand que, depuis 2008, certains de vos ministres avaient martelé que les « citoyens ne paieraient pas la crise » et que « ce sont les banques, responsables de cette situation, qui devraient passer à la caisse ». A tort peut-être, mais ces déclarations avaient nourri, dans une certaine gauche, l’espoir que des mesures tendant à réaliser cette rhétorique allaient être prises. Un espoir visiblement déçu à la lecture de votre note.
Tout d’abord, les pensions et les fins de carrière. Vous savez que beaucoup de travailleurs âgés ne quittent pas leur boulot de gaieté de cœur. Mais parce qu’ils sont épuisés, que leur corps est usé par les hausses incessantes de productivité.
Et pourtant, vous reprenez intégralement le dogme du « travailler plus longtemps » de la Commission européenne : prépension impossible avant 60 ans, fin à terme de la pension anticipée, modifications des périodes assimilées et diminution des pensions des fonctionnaires. Sur ce dernier point, notre service d’études a estimé que cette baisse pouvait aller jusqu’à 9 % (sur base d’une hausse salariale annuelle de 4 %, index compris). A travers l’ensemble de ces mesures, c’est le système même d’assurance sociale de nos pensions qui est remis en cause. Et, cerise sur ce gâteau empoisonné, vous demandez de « généraliser le deuxième pilier (privé) de pensions », ce qui ne peut que mettre en danger le premier pilier, garant de la solidarité entre tous les travailleurs.
Abordons la question des chômeurs. Ici, vous reprenez intégralement des points essentiels du programme des partis libéraux et de la N-VA. Dans votre note, c’est le chômeur qui est désigné comme coupable et non comme victime de la crise. Avec la diminution des allocations dans le temps et leur « forfaitisation » après un certain temps, vous reprenez le modèle allemand instauré par le chancelier Schröder. Avec des allocations fortement réduites, les chômeurs accepteront de plus en plus des emplois précaires, ce qui aura comme conséquence, et vous le savez, de diminuer tous les salaires en Belgique. L’application de ces mesures a mené à une hausse vertigineuse des travailleurs pauvres en Allemagne. Je ne dois pas vous l’apprendre, chasser les chômeurs ne chassera pas le chômage.
Au sujet des services publics, vous proposez de geler les enveloppes de dotations pendant 2 ans. Un gel qui, compte tenu de l’inflation, revient en fait à une réduction de 4 à 5 % de l’offre de service public. Vous allez donc diminuer l’emploi dans la fonction publique, et ce, à un moment où vous annoncez vouloir … en créer 250 000 ! Je dois vous avouer que j’ai du mal à suivre votre raisonnement. Comment pouvez-vous affirmer, par exemple, combattre la grande fraude fiscale et en même temps couper dans les moyens du ministère des Finances ?
Bien sûr, vous me répondrez que vous avez pris certaines mesures contre le capital. Je ne peux évidemment que me réjouir de votre proposition visant à instaurer un impôt sur le patrimoine de plus de 1,25 million d’euros, proposition très proche de notre proposition de « taxe des millionnaires ». Mais permettez-moi de m’étonner du côté « temporaire » (deux ans) de cette mesure qui contraste avec le côté « permanent » des mesures touchant l’ensemble de la population. Sans même parler de l’absence de mesures techniques visant à rendre ce prélèvement efficace, comme l’instauration d’un cadastre des fortunes et une véritable levée du secret bancaire. Vous donnez vous-même le moyen d’échapper à ce nouvel impôt en permettant de déduire le patrimoine lié à une activité professionnelle, à une société. Ainsi, Albert Frère, s’il reste actif à la tête de ses holdings, ne devra pas payer d’impôt...
En matière institutionnelle, je constate que des réformes essentielles souhaitées par la N-VA, et soutenues par l’organisation patronale flamande Voka, sont aujourd’hui reprises dans votre note. La politique de l’emploi est quasiment régionalisée, ce qui mènera à une scission de la sécurité sociale. La porte de l’autonomie fiscale est ouverte, y compris celle pour l’impôt des sociétés, permettant ainsi une concurrence fiscale vers le bas qui asséchera les finances publiques. La sécurité sociale est ainsi attaquée sur deux fronts, celui de l’austérité et celui de la scission.
Vous me répondrez sans doute : « Que pouvais-je faire d’autre, je suis obligé de négocier avec une majorité de partis de droite et nationalistes ? » Tout d’abord, je vous répondrai qu’en tout cas, la solution ne consiste pas à reculer et à céder devant les exigences de cette droite. Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ? Comment ne pas faire un lien entre l’arrogance de la droite et des forces centrifuges en Belgique, et la tendance que votre formation politique a eu de reculer de plus en plus devant toutes ces exigences. Au contraire, Monsieur Di Rupo, il nous faut le retour d’une gauche qui ose, d'une gauche qui avance. Comme le montrent les exemples en Grèce, au Portugal et en Espagne, où vos collègues socialistes se font aussi passer pour des personnes « responsables », appliquer une politique de droite sera sanctionné par l’électorat de gauche.
Céder aux pressions nationalistes ne pourra que nous conduire dans une spirale infernale qui aboutira à l’éclatement du pays et de son socle le plus solide : notre sécurité sociale. Céder aux pressions de la droite n’aura comme seule conséquence que d’appauvrir le monde du travail et, donc, d’aggraver la crise économique. Ce n’est pas la politique du moindre mal mais celle du pire.
Monsieur Di Rupo, comme le montre l’histoire sociale de notre pays, la résistance à ces attaques, venant de l’Union européenne et des forces nationalistes, ne pourra se faire que dans la rue. Irréaliste ? Lorsque les premiers socialistes ont proposé la journée des 8 heures, alors que travailler 12 à 14 heures était la règle, on les a déclaré fous. Pourtant, ce qui était vu comme utopique est devenu réalité. C’est de ce réalisme que le monde du travail a besoin, pas de celui qui accepte de plier devant les diktats de la droite.
Nous tendons la main à toutes les forces de gauche, pour organiser, avec les organisations syndicales de ce pays, cette résistance. Qu’on laisse la droite assumer sa politique au gouvernement et qu’on ose dire non aux diktats européens et patronaux. Qu’on propose une alternative qui s’en prenne réellement aux responsables de la crise (voir www.ptb.be). Les travailleurs attendent cela de la gauche en Belgique. Avec vous ou sans vous.
Raoul Hedebouw,
porte-parole du PTB
raoul.hedebouw@ptb.be

mardi 5 juillet 2011

Epinglé pour vous, l'article de la semaine: « Ceci n’est pas une note de gauche »

Le formateur Elio Di Rupo, qui est aussi le bourgmestre de Mons et des dix-huit autres communes annexées, est pointé par le Parti du Travail de Belgique:

« Ceci n’est pas une note de gauche »

« Elio Di Rupo avait promis une note “ni de gauche, ni de droite” ; à l’analyse, elle est surtout “ni de gauche”… », a ironisé Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, en découvrant la note du formateur.
Service de presse du PTB

« Elle est imbuvable pour les pensionnés et futurs pensionnés, chômeurs et possibles futurs chômeurs, malades et peut-être futurs malades, fonctionnaires, travailleurs du privé, petits épargnants, personnes défendant l’unité de la sécu et du pays, personnes d’origine étrangère… Tout ce monde doit payer pour un déficit qu’aucun d’entre eux n’a creusé. Alors que banques, millionnaires et spéculateurs, responsables de la crise, ne doivent payer que des cacahuètes », s’insurge le jeune porte-parole du parti de gauche.

« Di Rupo a repris le dogme du “travailler plus longtemps” de la Commission européenne. En rendant impossible la prépension avant 60 ans, en mettant fin à terme à la pension anticipée, en s’attaquant aux pensions du secteur public (une baisse estimée à 9 % par notre service d’étude sur base d’une hausse salariale annuelle de 4 %, index compris), c’est le système d’assurance sociale de nos pensions qui est remis en cause », note Raoul Hedebouw. Il pointe aussi « la demande de généraliser le deuxième pilier (privé) de pensions » et se demande ce qu’il y a encore de « socialiste » à cette réforme.

« Le président du PS a choisi de reprendre des points essentiels du programme des partis libéraux et de la N‑VA », dénonce le porte-parole du PTB. « Pour les allocations de chômage, c’est le chômeur qui est désigné comme coupable et pas comme victime de la crise. Avec la diminution des allocations dans le temps (avec sa suppression envisagée après un certain temps), c’est le modèle allemand instauré par le chancelier Schröder qui est repris. Avec des allocations fortement réduites, la généralisation des emplois précaires sera grandement facilitée, ce qui exercera une forte pression vers le bas sur tous les salaires ». Et de rajouter : « Chasser les chômeurs ne chassera pas le chômage : cette évidence pour la gauche ne semble plus du tout évidente du côté du boulevard de l’Empereur… »

Au sujet de la norme de croissance des soins de santé, le PTB s’étonne de voir reprise telle quelle la proposition du VLD. Raoul Hedebouw : « Le vieillissement de la population aura aussi des conséquences pour les malades et donc une augmentation des frais médicaux. 14 % reportent déjà des soins indispensables aujourd’hui. Combien seront-ils demain ? Cette limitation de la norme encouragera une privatisation croissante et la hausse des cotisations pour tous, comme l’explique d’ailleurs une étude récente de la FEB. »

Le gel pendant deux ans des dotations publiques à l’administration ? « C’est bloquer le bon fonctionnement des services au public, alors qu’on ne remplace déjà pas en partie les départs à la retraite des fonctionnaires âgés. Comment affirmer, par exemple, combattre la grande fraude fiscale si on coupe dans les moyens du ministère des Finances ? », s’interroge Raoul Hedebouw.

Le PTB voit surtout dans les mesures destinées à faire payer le capital l’emballage pour mieux faire passer la pilule. Raoul Hedebouw : « On présente toutes sortes de mesures, notamment la hausse du précompte mobilier, qui viseraient le grand capital alors que beaucoup toucheront d’abord le petit épargnant. Les intérêts notionnels ne sont pas supprimés, mais légèrement adaptés : le coût de ce système restera énorme quand on voit l’état de nos finances. Tandis qu’un contrôle public bancaire, lui, n’est pas instauré, seul moyen de s’en prendre aux organisateurs des plus grandes fraudes, les banques. » Et d’ajouter : « Nous devrions nous réjouir de l’adoption d’une taxe des millionnaires. Mais la mesure proposée par le formateur est bancale : elle est provisoire (limitée à deux ans, alors que les mesures sur les pensions et chômeurs sont définitives), elle n’est pas couplée à un cadastre des fortunes et à une vraie levée du secret bancaire, et elle écarte l’activité professionnelle, ce qui permettrait facilement à des milliardaires comme Albert Frère d’échapper à cet impôt. »

« Enfin la baisse des salaires de 5 % des ministres (sur un salaire mensuel de plus de 10 000 euros) et le gel de la dotation royale ne sont que des mesures symboliques destinées à essayer de faire avaler la pilule austérité à l’opinion publique. »

Et la réforme de l’État proposée ? « Des réformes essentielles souhaitées par la N‑VA et soutenues par l’organisation patronale flamande VOKA sont aujourd’hui reprises par Di Rupo. La politique de l’emploi est quasiment régionalisée, ce qui mènerait à une scission de la sécurité sociale. Et la porte de l’autonomie fiscale est ouverte (y compris pour l’impôt des sociétés), permettant une concurrence fiscale vers le bas qui asséchera les finances publiques. La sécurité sociale est ainsi attaquée par deux versants, celui de l’austérité et celui de la scission », dénonce Raoul Hedebouw.

« Si c’est pour que le PS fasse la même politique que la droite, comme on le voit ailleurs en Europe, ce n’est même pas la politique du moindre mal, mais c’est celle du pire, qui laisse impuissant le monde du travail face aux politiques d’austérité. Ces mesures dictées par l’Union européenne n’apporteront pas de solutions mais risquent au contraire d’aggraver la crise », ajoute Raoul Hedebouw.

« Nous appelons, au contraire, à un large front social d’opposition de gauche qui refuse cette politique d’austérité et de division et qui défende un programme qui vise les responsables de la crise, comme nous le proposons dans notre alternative budgétaire (voir ici). Dans les semaines à venir, nous prendrons contact avec tous les acteurs de la gauche en Belgique afin de résister à cette vague antisociale dont le but est de faire payer les travailleurs pour une crise dont ils ne sont pas responsables », conclut Raoul Hedebouw.

Service de presse du PTB

servicedepresse@ptb.be

www.ptb.be

Contact :

Raoul Hedebouw

jeudi 30 juin 2011

PTB INFOS - Semaine du 30 juin

Le PTB dépose une alternative budgétaire chiffrée chez le formateur Di Rupo. 
« Il faudra prendre des décisions difficiles et faire des choix parfois impopulaires », a annoncé le formateur Di Rupo. « Les fuites qui apparaissent dans la presse - comme la diminution des allocations de chômage dans le temps et l'allongement des carrières - sont inquiétantes », dénonce Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB.




Chaos à la SNCB :: la politique de la direction doit être démise. 
Les scènes de chaos dans les trains (sur la ligne de la mer, sur la jonction Nord-Midi, à Ghlin,...) dues à des incidents techniques successifs ce lundi ne sont pas dues à la fatalité et au hasard, estime le PTB. La politique de la SNCB et du gouvernement sont lourdement en cause. 




Grèce :: « Les peuples ont le pouvoir et ne se rendent jamais. 
Organisez la contre-attaque ! ». Les syndicalistes du PAME, liés organiquement au PC de Grèce, lancent un appel à la lutte depuis l'Acropole. 





Le PTB soutient la flottille pour Gaza et dénonce la critique de la N-VA.
Le PTB exprime son soutien complet à la flottille humanitaire internationale pour Gaza. « Si la N-VA ose dire que l’engagement désintéressé au profit du million et demi de personnes dans le besoin à Gaza est une ‘forme de terrorisme’, c’est tout simplement qu’elle n’a pas de cœur », commente Peter Mertens, le président du PTB. 




6 travailleurs de Ryanair attaquent leur employeur en justice. 
Ryanair est une société connue pour le climat antisocial qui y règne. Des travailleurs ont décidé de réagir. Avec leur organisation syndicale, la CNE, ils ont décidé d'attaquer la société devant les tribunaux belge. 



Pension :: Travailler de manière « flexible » au-delà de 65 ans.
 « D’ici 20 ans, il faudra que certaines personnes continuent à travailler au-delà de 65 ans. Et les travailleurs qui arrêteront de travailler avant 67 ans toucheront une pension plus faible. » L’auteur de cette phrase ? Le sénateur sp.a Frank Vandenbroucke. David Para, spécialiste PTB des pensions, nous donne son avis. 




« L’idée d’une recherche libre et indépendante est un non-sens ». 
Jacques Moriau, chercheur à l’ULB, revient sur le renvoi d’une chercheuse pour avoir participé à une action anti-OGM et sur la recherche en général. Entretien. 




Energie :: Action en justice du PTB contre les prix de l’électricité en Flandre.
Tom De Meester, le spécialiste de l’énergie du PTB, intente une action en justice contre la hausse du prix de l’énergie par les distributeurs de l’électricité en Flandre.




Libye :: cent jours de guerre, cent jours de dégâts.
Voilà déjà cent jours que dure la guerre de l’Otan contre la Libye. Pendant cent jours, cette intervention militaire a unanimement reçu le soutien du Parlement belge. Même si on dispose de plus en plus d’informations sur les victimes civiles, sur les agendas cachés et sur les mensonges de la propagande. Même s’il s’agit d’une aventure militaire des plus onéreuses. Et même si les bonnes propositions ne manquent pas pour renverser la vapeur et ne plus faire la guerre, mais la paix
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dimanche 19 juin 2011

"EN LIGNE DE MIRE" (épinglé pour vous: l'article de la semaine)

Taxer 10 familles pour augmenter 1 million de pensionnés

Comme chaque année, le journaliste Ludwig Verduyn livre son classement des plus grosses fortunes belges. Avec le recul, l’enrichissement des riches est spectaculaire.
Marco Van Hees

L’autre jour, vous faisiez vos courses au Colruyt. Ne niez pas, je vous ai vu. Et, dans votre caddie, vous aviez pour au moins cent euros de marchandises. Mais au lieu de passer par les caisses, vous êtes sorti par la porte de service. Ne niez pas, je vous ai vu.
À votre décharge, vous réalisiez juste une expérience. Vous vous êtes dit : en volant les membres de la famille Colruyt de cent euros pas semaine, combien de temps me faudra-t-il pour être aussi riche qu’eux ? J’ai fait le calcul pour vous. Il vous faudra patienter non une décennie, non un siècle, non un millénaire, mais 593 millénaires. En revanche, il a fallu aux Colruyt à peine onze années pour voir leur fortune multipliée par quatre.
Depuis 2000, le journaliste Ludwig Verduyn publie chaque année dans la presse un classement des plus grosses fortunes belges. Nous avons recherché les chiffres de l’an 2000 pour les comparer à ceux de 2011. Constat : en 2011, les dix plus riches familles possèdent 37 milliard d’euros, alors que ces mêmes familles ne détenaient « que » 6 milliards en 2000 (voir tableau). Soit une augmentation de 500 %.
Autre exercice : combien rapporterait la Taxe des millionnaires défendue par le PTB, si on ne l’appliquait ne fut-ce qu’à ces dix familles ? Un peu plus d’un milliard d’euros par an. De quoi augmenter de 90 euros par mois la retraite… d’un million de pensionnés. On suppose que si le gouvernement refuse d’appliquer une telle taxe, c’est parce que celle-ci représenterait un drame social pour les dix familles concernées. Alors que, c’est bien connu, la plupart des pensionnés vivent dans l’opulence…


Rang
Famille Groupe
Fortune 2000
Fortune 2011
Evolution
Taxe millionnaires
1
de Spoelberch, etc. Inbev
1.196.532.465 €
20.192.220.000 €
+ 1588 %
605.706.600 €
2
Colruyt Colruyt
770.229.970 €
3.084.500.000 €
+ 300 %
92.475.000 €
3
Frère GBL, CNP
407.710.480 €
2.778.150.000 €
+ 581 %
83.284.500 €
4
Emsens Etex, SCR-Sibelco
738.202.127 €
2.188.180.000 €
+ 196 %
65.585.400 €
5
Lhoist-Berghmans Lhoist
626.253.411 €
2.027.500.000 €
+ 224 %
60.765.000 €
6
Velge-Bekaert Bekaert
497.150.463 €
1.769.370.000 €
+ 256 %
53.021.100 €
7
De Nul Jan De Nul, Sofidra
248.240.575 €
1.714.570.000 €
+ 591 %
51.377.100 €
8
D'Ieteren D'Ieteren
824.791.335 €
1.490.400.000 €
+ 81 %
44.652.000 €
9
Cigrang Cobelfret
174.789.724 €
1.263.900.000 €
+ 623 %
37.857.000 €
10
Boël Sofina
708.107.853 €
1.027.090.000 €
+ 45 %
30.752.700 €
TOTAL
6.192.008.403 €
37.535.880.000 €
+ 506 %
1.125.476.400 €
 

PTB INFOS - Semaine du 16 juin



(Cliquez sur les titres pour accéder aux articles complets):

mardi 7 juin 2011

En mémoire de Ludo Martens (1946-2011)

En mémoire de Ludo Martens (1946-2011)

Notre camarade Ludo Martens est décédé, à la suite d’une longue maladie, dimanche 5 juin en matinée.Ludo a été à la base de la fondation du Parti du Travail de Belgique (PTB), dont il a été longtemps président. Il laisse derrière lui deux enfants.

jeudi 19 mai 2011

Acquitter les nazis d'hier pour blanchir les nazis d'aujourd'hui!

"Le devoir de mémoire, c'est le premier acte de résistance face à l'horreur nazie! Oublier ce qui s'est passé, c'est prendre le risque de replonger dans le fascisme". 
C'est en ces termes, que Gaëtan Lelong (porte-parole du PTB à Mons-Borinage) avait terminé la visite du fort de Breendonk par notre délégation régionale, en novembre dernier, en tant que guide. Pour rappel, Gaëtan s'est spécialisé dans l'étude du fascisme et de ses conséquences, les déportations et l'extermination dans les camps de concentration (voir dans ce blog, le témoignage de son dernier voyage à Auschwitz).

Cette semaine, emboitant le pas aux propositions du Vlaams Belang, les partis traditionnels au nord du pays (sauf les écolos) répondent positivement en acceptant, par vote d'une loi au Sénat, d'amnistier les collaborateurs condamnés durant la seconde guerre mondiale.

Amnistier les collabos, donc les réhabiliter, c'est briser ce devoir de mémoire, c'est manquer de respect aux millions de victimes. Tout simplement scandaleux!

Le Parti du Travail de Belgique réagit: lire l'article complet dans le journal "Solidaire" de cette semaine, ou sur le site du PTB (cliquez ici).

samedi 14 mai 2011

Chemins de fer:: "Navetteurs et cheminots, rassemblons-nous!"


Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Les chemins de fer. Près de 15 mois après la catastrophe de Buizingen, et 18 mois après le déraillement fatal à Mons, des questions se posent toujours:
  • La libéralisation des chemins de fer est-elle compatible avec la sécurité des trains et des navetteurs?
  • Les emplois cheminots supprimés, par la privatisation du trafic marchandises (B-cargo) et sous prétexte de mauvaise santé financière du groupe SNCB (on parle d'un gouffre de 190 milliards d'euros + 1 milliard annoncés pour cette année), améliorera-t-il ou détériorera-t-il les conditions de travail des cheminots restants?
  • La création de plans d'entreprise visant à exploiter davantage le personnel par plus de flexibilité et de polyvalence aura-t-il un impact sur la sécurité des voyageurs? …Et celle des cheminots, dans tout çà?
  • Les desseins antisociaux des dirigeants du groupe SNCB à l'encontre de son personnel diminueront-t-il les retards quotidiens des trains aux répercussions si désastreuses sur les navetteurs?
Bien d'autres questions se posent encore et encore, à l'aube de la construction de la nouvelle gare-passerelle de Mons (*).

Endeuillée depuis ce matin glacial et enneigé du 15 février 2010, notre région au passé minier qu'est le Borinage, recèle nombre de victimes du fameux train de Buizingen. Des enfants, parents, frères, sœurs, maris, épouses, amis ou simplement connaissances, toutes et tous veulent tirer un trait sur ce qui s'est passé et pouvoir dire: "c'est la dernière fois". Mais les plans de la direction SNCB le veulent autrement, et aux retards accumulés par les trains, s'ajoutent les conditions de travail de plus en plus insupportables aux cheminots.

(*) Il serait intéressant, à tout et toute qui se sent concerné(é) par cette problématique de l'avenir de nos chemins de fer, d'assister à la conférence-débat qui se tiendra le lundi 30 juin à 19h à La Louvière, rue de Bouvy, n° 65, organisée par l'ASBL action culturelle "La Braise", cliquez ici pour télécharger le tract.

En tant que représentants de notre région, le ptb de Mons-Borinage s'y rendra, et nous invitons un maximum de gens à nous y accompagner.

Visitez aussi le site de la section PTB-Rail, cliquez ici.