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mercredi 24 février 2010

Carrefour Grands Prés : Fermé pour cause de solidarité!

Ce matin du jeudi 24 février, le personnel du magasin CARREFOUR situé sur le complexe "les grands prés" s'est réuni en assemblée, pour débattre de leur avenir, et éventuellement établir une stratégie d'actions pour les prochains jours. Le magasin est fermé, le personnel est en grève.

La délégation syndicale est sous le choc. Pas loin de 1.700 travailleurs de cette entreprise commerciale dit "de grande distribution" seront privés de leur boulot, licenciés, alors que la chaîne de magasins se trouvait largement bénéficiaire.

C'est proprement indécent, et surtout INADMISSIBLE!

Les articles publiés sur le site national du Parti du Travail de Belgique:

« 1687 licenciements, 21 magasins fermés : l’annonce de Carrefour est indécente. Le centre de coordination de Carrefour Belgium a fait pour 381 millions de bénéfices l’an passé sur lequel il a payé un impôt de… 33.225 euros. Ce qui fait un taux de 0,008%. Et son bénéfice cumulée s’élève à 1,57 milliards.» a réagi Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB. Lire la suite en cliquant ici...

Un séisme social a éclaté dans les grands magasins Carrefour. La direction du no 2 mondial de la distribution a perpétré ce mardi une attaque contre 21 magasins et en menace 21 autres. Lire la suite en cliquant ici...

Carrefour vide ses caisses: En grattant les comptes de Carrefour en Belgique, on trouve – entre autres joyeusetés – une ponction d’un milliard dans les caisses et un taux d’imposition de… 0,008 %. Lire la suite en cliquant ici...

Le Parti du Travail de Belgique de Mons-Borinage, comme partout ailleurs, se range en solidarité aux côtés des travailleurs des magasins carrefour Grands Prés.
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samedi 21 novembre 2009

Formation :: Pourquoi le mur de berlin devait-il tomber?

(Cliquez sur l'image pour obtenir l'invitation)


Tout le monde est bienvenu à la formation donnée le jeudi 26 novembre prochain à la salle ouvrière, 272 Rue Jules Destrée à Quaregnon.
Nous commencerons vers 17h30'.

Le "battage médiatique" est en pleine démesure, avec l'anniversaire des 20 ans de la chute du mur de Berlin.

Symbolique de la fin programmée de l'URSS, la chute du mur réunifie les deux Allemagne de l'époque, la république fédérale (ouest) et la république démocratique (est).
L'URSS démantelée moins de deux ans plus tard, les communistes perdent le contrôle de la Russie.
Depuis, le capitalisme règne en maître sur la plus grande majorité du monde. Est-ce un bienfait, ou une malédiction?
Comment vivaient les russes sous le communisme, et comment vivent-ils aujourd'hui? Sont-ils mieux maintenant? Qu'ont-ils gagné, qu'ont-ils perdu?
Le néolibéralisme a le vent en poupe depuis ce temps-là, et nous voyons actuellement où çà nous a mené: crises financières (Krach boursiers) à répétition, éclatement de bulles spéculatives, le retour aux guerres de colonisation par les USA, l'appauvrissement généralisé des populations mondiales, l'Europe néolibérale désireuse de rivaliser économiquement avec les USA tout en appauvrissant sa population, la perte progressive des acquis sociaux conquis par nos grands-parents lors des luttes ouvrières des 19 et 20ème siècle ....

Autant de questions que tout un chacun peut être amené à se poser. La soirée du 26 novembre est donc une occasion pour obtenir quelques éclaircissements. Chacune et chacun y est bien cordialement invité(e).

mardi 17 novembre 2009

Exclusif :: Le top-30 des fortunes possède 785 filiales paradisiaques

Marco Van Hees (Article extrait du site PTB.BE)

Parmi les 30 plus grosses fortunes de Belgique, 27 possèdent des sociétés détenant des filiales dans des paradis fiscaux.

Les richards vivent-ils au paradis ? Non, ils vivent aux paradis. En effet, chaque paradis fiscal a ses particularités. Ainsi, les fortunés belges (ou les riches exilés fiscaux que nous n’enfermons pas dans des centres fermés) profitent chez nous de l’absence d’impôt sur le patrimoine. De même, leurs multinationales bénéficient du régime fiscal des centres de coordination ou du régime qui les remplace, les intérêts notionnels.

Mais leurs groupes créent aussi des filiales dans d’autres paradis fiscaux, qui présentent des attraits spécifiques. Nous avons épluché les comptes des sociétés des trente premières fortunes belges[i] et avons localisé leurs filiales paradisiaques. Au total, 785. Impressionnant ! Même si Fortis Banque ­– le bébé dont on a retiré la garde à Maurice Lippens – en accapare la moitié.

Le paradis le mieux représenté est le Grand-duché de Luxembourg, avec 220 filiales. Trois richards y ont d’ailleurs établi aussi la maison-mère de leur groupe : Jan De Nul, Theo Roussis et son épouse Gunhilde Van Gorp, ainsi que le baron Dominique Collinet. Contrairement aux normes internationales, la loi belge permet aux résidents d’administrer des trusts à l’étranger. Dans les années 90, ce même baron avait nommé comme administrateur de son centre de coordination un certain… Didier Reynders, le futur ministre des Finances.

Le Libéria est spécialisé dans les pavillons de complaisance et, à l’instar des îles Marshall et du Luxembourg, dans les montages financiers pour leasing maritime. Justement, les sociétés maritimes de la famille Saverys, CMB et Euronav, détiennent 15 filiales au Libéria, 5 aux îles Marshall et 3 au Luxembourg. Quelle coïncidence, non ?

Enfin, il y a les filiales hors concours. Nous n’avons pas retenu celles installées en Belgique, bien sûr, ni aux Pays-Bas et à Londres (pourtant considérés comme des paradis fiscaux) en raison de la difficulté d’y distinguer filiales ordinaires et filiales paradisiaques. Mais relevons par exemple que la Sofina, holding de la famille Boël, possède 10 % de RAB Finance, un hedge fund basé à la City de Londres. Les hedge funds, fonds spéculatifs considérés comme les pirates de la finance, sont pour deux tiers d’entre eux implantés dans des paradis fiscaux.

Nous n’avons pas non plus repris les sociétés familiales à partir desquelles nos trente richards contrôlent le capital de leur groupe. Une telle société peut aussi avoir des raisons de s’implanter dans un paradis fiscal. Si ça vous tente, sachez tout de même qu’à Jersey, par exemple, les sociétés de ce genre sont créées pour des fortunes d’au moins un million d’euros.

dimanche 1 novembre 2009

Formation « Marx pour les nuls »: « 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Pourquoi le mur devait-il tomber ? »

Formation « Marx pour les nuls » dans la région de Mons-Borinage, le 26 novembre (pour en savoir plus, cliquez sur ce lien). Thème : « 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Pourquoi le mur devait-il tomber ? »

Vingt ans après la chute du mur de Berlin, l’Union européenne commémore l’évènement par de multiples festivités. Mais qu’y a-t-il à fêter pour la population de l’est de l’Europe ? Le taux de croissance exceptionnel dont ces pays ont bénéficié pendant quelques années était essentiellement basé sur un endettement sans précédent auprès des banques occidentales et s’est effondré avec la crise. Partout le chômage croît. Des coupes sombres dans les budgets sociaux augmentent les inégalités et provoquent des manifestations.
Les pays d’Europe postsocialiste sont également soumis, depuis la chute du mur, à une perte de population, pouvant atteindre près de 20% dans certains pays. Ces bouleversements démographiques donnent la mesure des drames humains subis. Et cette analyse oblige à établir des relations de cause à effet avec l’entrée dans l’économie de marché.
La jeunesse est sans aucun doute l’une des principales victimes de ces évolutions. En Russie, Depuis la restauration du capitalisme, les conséquences sont désastreuses sur l’éducation, le logement des jeunes et l’emploi.
La situation déplorable des pays de l’Europe de l’Est doit être imputée en premier lieu au renversement du socialisme dans la région. La crise aidant, le moment est venu de relancer la discussion sur toutes les leçons à tirer des expériences passées, mais aussi actuelles.

Karl Marx est mort en 1883. Et il serait mort une seconde fois en 1989, lors de la chute du Mur de Berlin. Cette année-là, le libéralisme, élevé au rang de pensée unique, décrétait : point de salut hors du capitalisme. Mais Marx est une bête coriace. Alors que l’on célèbre aujourd’hui les vingt ans de la chute du Mur, le système capitaliste traverse une crise majeure qui montre ses limites.

Vu l’actualité des 20 ans de la chute du mur, nous ne doutons pas que le sujet de cette formation sera intéressante. Car il est de toute importance, dans la société actuelle, de savoir où l’on se dirige, donc savoir quelle sera la société de demain, savoir quels sont les enjeux économiques et géopolitiques qui justifient un tel bouleversement.

Intéressé(e) par cette formation ? Cliquez sur ce lien.

vendredi 16 octobre 2009

Manifestation à St Ghislain [16 octobre 2009] contre les excès patronaux et les fermetures arbitraires des usines dans la région de Mons-Borinage.


Album-photos de la manifestation de St Ghislain, le 16 octobre 2009
(cliquez sur l'image ci-dessus).


Au départ de l'usine "Preiss-Daimler Refactories", la manifestation interprofessionnelle de St Ghislain, a rassemblé quelques centaines d'ouvriers de cette entreprise et d'autres de la région de Mons-Borinage, des syndicalistes [dont certains venus de Verviers], des mandataires politiques. Le Parti du Travail de Belgique était bien présent, en soutient à la cause des travailleurs de la région.

Le pouvoir politique fut vivement interpelé lors des discours des responsables syndicaux, appelant à une plus grande responsabilité. Tout en dénonçant les excès patronaux arbitraires, qui, sous prétexte de crise économique, n'hésitent pas à fermer des usines rentables, mettre des milliers de gens à la rue, leur faisant perdre leur emploi, tout en "s'en mettent plein les poches" sur le dos de la main d'œuvre qui les fait vivre. La crise économique ne doit pas être un prétexte, car cette crise n'est pas celle des travailleurs!

Le mécontentement des travailleurs, qui dénoncent la situation socialement catastrophique, dont l'issue impliquera à terme la création d'un grand chancre économique à l'échelon régional. La solidarité et la lutte ouvrière semble le moyen le plus efficace pour contrer la propagation de ce phénomène.

Un article plus complet sera prochainement publié sur ce blog, donnant plus de détails sur cette action.

mercredi 7 octobre 2009

NOUS NE PAYERONS PAS LA CRISE !

Car c'est bien l'inquiétude actuelle: Vont-ils nous faire payer leur crise?
  • Le gouvernement a-t-il mis au point un énième plan d’austérité ? Si oui, quel est-il ?
  • Après les pouvoirs spéciaux des années ’80, imposés par le gouvernement Martens/Gol ; après le plan global des années ’90, appliqué par le gouvernement Dehaene ; va-t-on encore une fois « sabrer » dans les budgets de la solidarité sociale ?
  • La classe moyenne et les pauvres seront-ils encore la cible privilégiée de l’état ? Ne sommes-nous pas occupés de nous enliser vers la pauvreté, en passant par la perte et le démantèlement de nos acquis sociaux, des services publics ?
  • Quel avenir pour les jeunes ? Quelle société leur préparons-nous ?
  • Y a-t-il possibilité de solutions plus « humaines » pour payer une crise qui n’est pas celle des gens du peuple ? Si oui, comment peut-on agir, à notre niveau, pour influencer le cours des choses ?
  • Etc............

Autant de questions, parmi beaucoup d’autres, posées par les participants, intéressés autant qu’inquiets de leur avenir, de celui de leurs enfants, et de la société en général, lors de la conférence donnée durant la soirée du 6 octobre à « La Braise », rue Zénoble Gramme à Charleroi.
Présenté par le Président Régional du PTB Hainaut, Germain Mugemangango, l’exposé, des plus passionnants, donné conjointement par Raoul Hedebouw (Porte-parole national du PTB et co-auteur du livre « priorité de gauche ») et Marco Vanhees (auteur du livre « Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches »), a littéralement captivé tout l’auditoire. Cette soirée fut entreprise dans le cadre de la campagne du PTB « Nous ne paierons pas la crise » (télécharger le tract). Un précédent message de ce blog propose le diaporama illustrant la conférence (cliquez ici).
Une délégation du PTB de Mons-Borinage s’y est rendue. La possibilité d'organiser prochainement semblable séance d’information dans la région serait bienvenue. Lors de laquelle nous sommes assurés d’y trouver bon nombre de participants, étant donné l’enjeu de ce qui se prépare, au sein du gouvernement, pour nous faire payer cette crise qui n’est pas la nôtre. Intéressé(e) ? Ecrivez-nous à ptbmonsborinage@gmail.com


Le plan alternatif du PTB


"Un plan d’urgence sociale contre la crise et une alternative de gauche aux restrictions budgétaires". Dans ce document de 25 pages le PTB présente son alternative à la veille de la déclaration gouvernementale du 13 octobre sur le budget. (Télécharger le document PDF en cliquant ici)

vendredi 2 octobre 2009

La Poste :: Le mouvement de grève s'étend



L’arrogance du grand patron Johnny Thijs dans les médias et la mise en route de « facteurs de quartier » dans quelques bureaux pilotes a déclenché la colère des postiers. La grève s’étend.

Depuis le début de la semaine, le nombre de facteurs en grève ne cesse d’augmenter. Lundi, c’était la région de Visé qui était à l’arrêt. Depuis, des actions ont eu lieu dans le Hainaut et à Bruxelles. Jeudi et vendredi, les centres de tri de Bruxelles X et Liège X sont paralysés, de même que le centre de distribution de Charleroi. Septante bureaux de poste étaient en grève en Wallonie et Bruxelles.

Complicité étroite entre postiers et syndicalistes

Qu'on ne dise plus que les postiers « ne veulent plus bouger » ou que « nos syndicats sont pourris ». Car ce sont bien des syndicalistes qui sont allés expliquer aux facteurs dans les bureaux pilotes que leur métier risque de disparaître. Les facteurs ont bien compris et ont débrayé. Et pas seulement dans les bureaux concernés. « Plus de trois quarts des bureaux en grève ne sont pas ceux qui ont été choisis pour tester le concept de facteur de quartier », affirme André Blaise (CSC Transcom) à Vers l’Avenir. Que ce soit au sommet ou à la base des syndicats, des postiers ont pris leurs responsabilités.

Et si la grève s'est étendue aussi spontanément, c'est parce que dans de nombreux bureaux, les facteurs et les délégués « n'attendaient que ça » : qu'il y ait enfin un mouvement généralisé contre ce projet qui signifie la disparition du métier de facteur.Ils en ont marre aussi de vivre une restructuration après l'autre.

L'arrogance de Johnny Thijs dans les médias - « c'est ça ou la faillite » a-t-il déclaré le 30 septembre - a provoqué encore plus la colère, et a décidé les facteurs de Charleroi et du Borinage à s'y mettre à leur tour. Y compris de nombreux contractuels à durée déterminée qui se rendent compte qu'ils seront les premiers à être éjectés. Dans les centres de tri de Liège, Bruxelles et Charleroi, les postiers ont bien compris que ce qu’on veut leur imposer signifie une attaque sans précédent à leur statut et à leurs conditions de travail. « En imposant ce nouveau genre de livreur, la direction méprise la façon dont nous avons travaillé jusqu’à maintenant. Notre conscience professionnelle nous faisait parfois chercher pendant des heures après une bonne adresse. Avec le nouveau système, ce ne sera plus possible. Une enveloppe mal rédigée retournera directement à l’expéditeur » disait un facteur au piquet de Seraing. « En plus, proposer un tel salaire ça ne permet pas de vivre décemment. Déjà nous on ne s’en sort pas, qu’est-ce qu’on peut faire avec 8,5 euros de l’heure ? » ajoute une factrice qui fait les tournées depuis 26 ans.

Ce que veulent les postiers : le retrait pur et simple des livreurs ou facteurs de quartier

L'urgence est là : le 17 octobre sera la date à laquelle la direction « peut » légalement imposer son projet. Dans ce cas, au 1 janvier 4000 livreurs mi-temps remplaceraient déjà 2000 facteurs temps plein, alors qu'il n'y a que 500 départs naturels d'anciens facteurs. Qu’est-ce que cela signifie pour 1.500 autres facteurs ?Perdent-ils leur tournée, le titulariat ???

Même les personnes travaillant pour des chèques-service gagnent plus: 9 € net de l'heure. D'habitude des entreprises délocalisent le travail vers d'autres pays à bas salaires, et c'est un scandale. La Poste fait pire: elle délocalise le travail des facteurs en Belgique et crée des sous-statuts.

Les facteurs sont dans le Top 5 des métiers les plus appréciés. Managers et politiciens sont dans le Top 5 des métiers les moins fiables. Pouvons-nous donc accepter que des topmanagers détruisent le métier des facteurs ?

Johnny Thijs prétend que c’est la crise et qu’il n’y a pas moyen de faire autrement. Mais le chiffre d'affaires de La Poste a augmenté de 2,2 %. Les actionnaires de La Poste ont touché un dividende de 172 millions d'euros en 2008 contre 60,8 millions en 2007. L'actionnaire privé, CVC Capital Partners, a ainsi obtenu une marge bénéficiaire de 28 %.

« Nous proposons dès lors un moratoire sur la distribution des dividendes aux actionnaires tant que les conditions de travail sont ainsi mises en danger ! » avance Raoul Hedebouw, porte-parole du Parti du Travail de Belgique. « La somme de 172 millions d'euros représente environ 4000 emplois. Si les actionnaires ne prenaient que la moitié de leur bénéfice, cela pourrait sauver déjà 2 000 emplois temps plein… C’est une solution bien plus sociale que de recourir à des « facteurs de quartier » ! »

Une loi postale contraignante

Et l’ouverture totale du marché postale imposée par l’Union européenne en 2011 ? Impossible de l’arrêter ?

Pas si l’Etat belge joue bien son rôle et fait adopter une loi postale qui oblige tous les opérateurs postaux à travailler 5 jours/semaine, sur l'ensemble du territoire, avec les mêmes conditions salariales actuelles qu'à La Poste. Avec interdiction de faire appel à des indépendants ou des livreurs. C’est la proposition pour l’immédiat du PTB. 

La nouvelle loi postale doit encore être votée au Parlement. « Là, on verra les partis politiques au pied du mur », dit un délégué liégeois. « Mais je crains que le fossé entre les syndicats et les partis dits de gauche au gouvernement devient de plus en plus grand. »

A partir du 5 octobre, les actions continueront, avec des tournantes par bureau.

Alice Bernard




vendredi 25 septembre 2009

Taxe des millionnaires et budget 2009.



Après des années de restrictions, de perte massive d'emplois ...


Nous n'allons pas payer deux fois leur crise!

  • Ni en épargnant sur la santé, les services publics et l'enseignement
  • Ni en travaillant plus longtemps, à des salaires trop bas ou dans des emplois précaires
  • Ni en imposant de nouvelles taxes aux gens
  • Ni par des taxes supplémentaires sur l'épargne-pension


Les responsables de la crise doivent payer

Les banques et les millionnaires!

(Faites défiler le slide-show ci-dessous comme un diaporama classique, avec possibilité de vue plein-écran):

mercredi 23 septembre 2009

SNCB :: Quel avenir pour B-Cargo ?

Quel avenir pour B-Cargo ?


La restructuration est-elle inévitable ?

La crise est-elle responsable de cette situation ?

Quelles solutions sont envisageables ?

Le débat doit réellement avoir lieu, votre avis doit-être entendu !!

À en croire l’analyse faite pour sortir B-Cargo de l’impasse, il y aurait 3 scénarios possibles:
  1. On vend B-cargo:
  2. On filialise B-Cargo (Cela nous rappelle étrangement ABX).
  3. On garde B-Cargo au sein de la SNCB, mais on restructure et on dégraisse et en infrastructure et en personnel.
C’est donc un choix cornélien, c'est-à-dire la peste ou le choléra.

Ce plan quoi qu’on en dise n’a rien à voir avec la crise mais celle-ci effectivement permet aux décideurs d’en prendre prétexte pour accélérer les choses.

À aucun moment on n’envisage ni du coté SNCB, et encore moins du coté politique de développer et d’investir dans le transport marchandise ferroviaire.  On en parle bien du coté syndical mais avec une certaine frilosité et sans une véritable mobilisation.

Que restera t-il du transport marchandise par rail dès demain, une grande plate-forme à Anvers et une formation riquiqui en Wallonie (Monceau).

Comment peut-on avec une telle infrastructure encourager les entreprises de passer de la route au rail, comment avec un tel plan basé uniquement sur des trains complets (principalement lié aux grandes entreprises) éviter l’augmentation de camions sur nos routes ?

Si l’on ne subventionne pas le transport diffus par rail, comment va-t-on dès demain diminuer les tonnes de CO² et limiter l’effet de serre ?

. . . . . . . .   Lire la suite de cet article en cliquant ici.

mercredi 16 septembre 2009

Manifestation de soutien, à Charleroi le 9 octobre

Hier, 15 septembre, la CSC et la FGTB ont tenu une conférence de presse, afin d'annoncer un mouvement...
La situation socio-économique du pays se dégrade de plus en plus, le chômage ne cesse d'augmenter,...et dans tout ça, qui paye déjà et va encore payer la crise? NOUS!!!
Vous aussi vous en avez marre de ne pas être entendu???
Alors, venez le dire avec nous le 9 octobre, lors de la manif organisée par les syndicats de Charleroi, en soutien du rassemblement de Bruxelles.
RDV à 10h, à la place Buisset pour finir à 11h30 sur la place du Manège pour le meeting de clôture.

La Poste impose des « sous-facteurs » contre l'avis syndical

Précédent dangereux pour les entreprises publiques

La Poste impose des « sous-facteurs » contre l'avis syndical

La Poste et le front commun syndical s’opposent sur le statut des nouveaux “facteurs de quartier”. La Poste passe outre l'avis syndical. Les syndicats se réunissent pour élaborer la riposte.

Il y a déjà plus d’un an, la Poste annonçait son intention d'introduire un système de « livreurs » à temps partiel, à l’instar de la Hollande. Ils se voient juste aujourd’hui affublés d’un autre nom: facteurs de quartier. La version finale que la direction a défendue devant la Commission Paritaire de jeudi 10 septembre prévoit pour ces derniers un salaire horaire brut de 8,41 €. Ces facteurs seraient engagés sur une base de 3h 47 par jour. Après six mois ininterrompus de travail, de petites primes s'y ajouteraient: 1,41 € de chèque-repas, 0,369 € par jour d'indemnité RGPT (prime pour travail extérieur sans infrastructure, notamment sans WC qu'il faut donc pouvoir payer durant la tournée), 0,05 € par km pour l'utilisation du vélo personnel.

La crainte des syndicats est très clairement la disparition du statut des facteurs actuels, par un procédé d’extinction progressive au profit de « sous-facteurs », moins chers et moins protégés, qui viendraient remplacer les départs à la pension.
En outre, les “facteurs de quartier” seront-ils des salariés ou des indépendants ? Car la loi postale n'est toujours pas votée. Si le Ministre Van Quickenborne arrive à imposer son point de vue, les concurrents pourront travailler avec des indépendants. Dans ce cas, la Poste fera de même!

Pas de fatalité

Après le non syndical, La direction de la Poste a fait savoir qu'elle « prendra les dispositions nécessaires pour poursuivre la réorganisation. » L'article 35 de la loi de 1991 prévoit que lorsqu'une proposition est refusée en Commission paritaire, la Direction a le droit de passer le relais au Conseil d'Administration qui peut alors décider seul.

Cet article de la loi sur les Entreprises Publiques n’a jamais été appliqué et il s’agirait d’un précédent dangereux: les syndicats sont mis sur le côté. Si cela passe à La Poste, demain il peut être d'application aussi à la SNCB ou à Belgacom. Les réactions syndicales fusent. Michel Meyer (CGSP Poste) : « Désireuse de réaliser des bénéfices en pratiquant le dumping social, La Poste n'apporte aux agents aucune certitude quant à la stabilité de l'emploi.»
Réaction immédiate aussi à Liège et à Seraing où les facteurs et trieurs de nuit sont partis en grève dès ce fameux jeudi-soir.

Pour ceux qui verraient là une fatalité, rappelons que les actionnaires de la Poste ont touché en 2009 un dividende de 172 millions d'€ contre 60,8 millions en 2008 (1). 86 millions d’euros pour l'Etat, et 86 pour l'actionnaire privé. Ce dernier, CVC Capital Partners, obtient ainsi une marge bénéficiaire de 28 %. Voilà le résultat de toutes les restructurations à la Poste.
Pour le premier semestre de 2009 également, « l'entreprise a pu réduire encore ses frais de fonctionnement et ainsi limiter les dégâts (des effets de la crise). Grâce à ces économies, le résultat d’exploitation normalisé du premier semestre 2009 (139 millions d'€) a pu être maintenu au niveau du premier semestre 2008 (135 millions d'€).»(2)  Les actionnaires sont ainsi rassurés pour leurs prochains dividendes !
Tout ça sur le dos des postiers et des usagers.

Le PTB a donc fait le calcul suivant: Si la somme de 172 millions d'€, au lieu d'être distribuée aux actionnaires, était ré-investie dans la Poste, sous forme d'emplois, cela représenterait environ 4 000 emplois… solution plus sociale que de recourir à des “facteurs de quartier” !

Edith Janssens
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(1) Le Soir, avril 2009
(2) Communiqué de la Poste, 31.08.09