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mercredi 24 février 2010

Carrefour Grands Prés : Fermé pour cause de solidarité!

Ce matin du jeudi 24 février, le personnel du magasin CARREFOUR situé sur le complexe "les grands prés" s'est réuni en assemblée, pour débattre de leur avenir, et éventuellement établir une stratégie d'actions pour les prochains jours. Le magasin est fermé, le personnel est en grève.

La délégation syndicale est sous le choc. Pas loin de 1.700 travailleurs de cette entreprise commerciale dit "de grande distribution" seront privés de leur boulot, licenciés, alors que la chaîne de magasins se trouvait largement bénéficiaire.

C'est proprement indécent, et surtout INADMISSIBLE!

Les articles publiés sur le site national du Parti du Travail de Belgique:

« 1687 licenciements, 21 magasins fermés : l’annonce de Carrefour est indécente. Le centre de coordination de Carrefour Belgium a fait pour 381 millions de bénéfices l’an passé sur lequel il a payé un impôt de… 33.225 euros. Ce qui fait un taux de 0,008%. Et son bénéfice cumulée s’élève à 1,57 milliards.» a réagi Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB. Lire la suite en cliquant ici...

Un séisme social a éclaté dans les grands magasins Carrefour. La direction du no 2 mondial de la distribution a perpétré ce mardi une attaque contre 21 magasins et en menace 21 autres. Lire la suite en cliquant ici...

Carrefour vide ses caisses: En grattant les comptes de Carrefour en Belgique, on trouve – entre autres joyeusetés – une ponction d’un milliard dans les caisses et un taux d’imposition de… 0,008 %. Lire la suite en cliquant ici...

Le Parti du Travail de Belgique de Mons-Borinage, comme partout ailleurs, se range en solidarité aux côtés des travailleurs des magasins carrefour Grands Prés.
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jeudi 10 décembre 2009

SNCB – Gare de Mons : Ras-le-bol des conducteurs de trains.


En cette matinée du 9 décembre, un jour d’automne comme tous les autres, triste, froid et humide, les navetteurs se sont encore fait "...piéger" par une grève des cheminots. Et pourtant, à qui doit-on en vouloir ? Pourquoi ce mouvement d’humeur ?

En fait, c’est à leur prise de service, très tôt le matin, aux alentours de 3h30’, les conducteurs de trains de ce dépôt furent déterminés à se croiser les bras, bien décidés de « débrayer ». Exaspérés par les tensions [tant physiques que psychologiques] provoquées par les exigences de service actuelles, causes d’une insécurité croissante, autant pour le personnel cheminot qu’il peut l’être pour les usagers. Imaginons seulement que l’accident ferroviaire en cette même gare de Mons, le 19 novembre dernier, à 23h30’, ait eu lieu durant une heure de pointe, dans un train bondé de navetteurs (…).

Pierre Blin, délégué syndical à la CGSP, nous confie : « cela fait des semaines que le malaise perdure, entre autres à propos des roulements de séries, où les temps de pauses réglementaires sont supprimés ou fortement réduits. Le non-respect de l’avis 10TR 2008 sur les temps de préparation technique des trains, dont la procédure est devenue assez fastidieuse, voire très contraignantes vu les conditions de travail. Aussi, nous demandons une meilleure ‘humanisation’ des temps de prestation, par exemple pour les conducteurs qui commencent leur service entre 23h00’ et 5h00’, de limiter leur prestation à 7h ». La vigilance est omniprésente dans ce métier, et donc les réflexes doivent être excellents.

« La SNCB a investi énormément et inutilement dans le système TBL 1 qui ne sert strictement à rien, alors qu’il existe le système KVB, utilisé en France, beaucoup plus fiable car il s’agit d’un appareil de gestion complémentaire, à la fois du matériel et du conducteur, en cas d’annonce d’une mission restrictive. Donc une assistance à la conduite avantageuse pour la sécurité. »
« Le chef de division représentant la direction ‘Trains’ a tenté de calmer les esprits. Mais rien n’est actuellement résolu. Nous devons nous réunir avec la direction B-Technics ce mercredi 16 décembre, en espérant que les négociations aboutissent enfin à un accord valable, tant pour le personnel SNCB que pour la sécurité des navetteurs, mais il est un fait évident, c’est que nous ne voulons plus jamais voir une catastrophe comme celle du 19 décembre, où une collègue accompagnatrice a perdu la vie ». « Il est clair qu’en cas de désaccord, nous repartirons à la grève ! ».

Le règne du non-sens

L’application des directives européennes, découlant des accords de Lisbonne, impose une plus grande flexibilité des travailleurs. La SNCB n’y échappe pas, et cela se fait au détriment de la sécurité. L’allongement du temps de travail se fait en dépit du nombre croissant de chômeurs. On exige plus, toujours plus, jusqu’à ce que la corde lâche. Jusqu’à la déglingue sociale, jusqu’à la catastrophe ferroviaire, l’accident !
Le projet actuel de filialisation du transport de fret ferroviaire belge par la direction de la SNCB, se fait aussi en dépit de tout bon sens, tant écologique, social, qu’humain ou même matériel.

La grève ...pour la sécurité des gens.


Les grèves sont préjudiciables au service offert au navetteur sur le moment, c'est un fait. Mais les grévistes, par leurs actions, perdent eux aussi de l'argent, en ces temps où tout un chacun en a bien besoin pour vivre. Une action de grève telle que ce mercredi a peut-être pénalisé le-malheureux-navetteur-pris-en-otage-par-une-grève-sauvage, certes, mais les actions de ce genre s'inscrivent bien souvent en faveur de la sécurité, dans l'intérêt de l'usager, et dans le but d'une meilleure qualité de service.

Alex Pozetti (Correspondant PTB Mons-Borinage)

mardi 8 décembre 2009

SNCB :: Une filialisation de B-Cargo (transport de fret ferroviaire) est-elle vraiment nécessaire et inévitable?

( Article extrait du blog de Jean-Claude Challe, cliquez ici)

Analyse sur le transport de fret ferroviaire belge :

"Une filialisation de B-Cargo : Est-elle vraiment nécessaire et inévitable ?"


Au niveau européen

Les différentes directives ont démontré leurs limites (renationalisation de certaines lignes et de l'infrastructure en Angleterre, stagnation du trafic sur toute l’Europe au profit de la route bien plus meurtrière et polluante, démantèlement des gares de formation et du trafic diffus, …….).

Au niveau national et régional

Suivi sans condition et application des directives européennes. Manque total d’alternative de la gauche sociale démocrate (PS/SPa) ainsi que des partis Ecolo. Pas de prise de position pour la défense des services publics, au profit de la libéralisation à outrance. Pas de véritable défense des emplois statutaires de ces entreprises, au profit d’emplois instables. Pas de politique visant réellement à retirer les milliers de camions de nos routes, donc pas de politique réelle de réduction de CO2.

Au niveau syndical

Les différentes directions nationales des organisations syndicales, ont trop adopté une politique d’attentisme. Politique du laisser faire. Probablement liée au fait que une partie d’ entre-eux sont fidèlement attaché à la politique des « partis frères ».

........Pour lire la suite, cliquez ici.


( Article extrait du blog de Jean-Claude Challe, cliquez ici)

samedi 21 novembre 2009

Formation :: Pourquoi le mur de berlin devait-il tomber?

(Cliquez sur l'image pour obtenir l'invitation)


Tout le monde est bienvenu à la formation donnée le jeudi 26 novembre prochain à la salle ouvrière, 272 Rue Jules Destrée à Quaregnon.
Nous commencerons vers 17h30'.

Le "battage médiatique" est en pleine démesure, avec l'anniversaire des 20 ans de la chute du mur de Berlin.

Symbolique de la fin programmée de l'URSS, la chute du mur réunifie les deux Allemagne de l'époque, la république fédérale (ouest) et la république démocratique (est).
L'URSS démantelée moins de deux ans plus tard, les communistes perdent le contrôle de la Russie.
Depuis, le capitalisme règne en maître sur la plus grande majorité du monde. Est-ce un bienfait, ou une malédiction?
Comment vivaient les russes sous le communisme, et comment vivent-ils aujourd'hui? Sont-ils mieux maintenant? Qu'ont-ils gagné, qu'ont-ils perdu?
Le néolibéralisme a le vent en poupe depuis ce temps-là, et nous voyons actuellement où çà nous a mené: crises financières (Krach boursiers) à répétition, éclatement de bulles spéculatives, le retour aux guerres de colonisation par les USA, l'appauvrissement généralisé des populations mondiales, l'Europe néolibérale désireuse de rivaliser économiquement avec les USA tout en appauvrissant sa population, la perte progressive des acquis sociaux conquis par nos grands-parents lors des luttes ouvrières des 19 et 20ème siècle ....

Autant de questions que tout un chacun peut être amené à se poser. La soirée du 26 novembre est donc une occasion pour obtenir quelques éclaircissements. Chacune et chacun y est bien cordialement invité(e).

lundi 16 novembre 2009

Présentation de la campagne "Taxe des millionnaires" à Mons-Borinage.



A Quaregnon, ce samedi 14 novembre, la présentation de la campagne « taxe des millionnaires » fut un réel succès auprès des montois-borains.

Venus tout spécialement pour écouter le porte-parole national du
PTB, Raoul Hedebouw (co-auteur du livre ‘priorité de gauche’), les participants ont posé leurs questions à la suite de l’exposé (illustré du ‘slide’ disponible sur ce blog). Les inquiétudes sont évidentes, face au fossé grandissant entre la classe des plus nantis et la classe moyenne qui se désagrège. Les licenciements se multiplient dans toutes les entreprises du pays, l’appauvrissement général de la population active fait l’objet des plus grandes inquiétudes.

Le Parti du Travail de Belgique propose le remède idéal, qui pourrait rétablir un équilibre entre les extrêmes de la population. Et donc, le but de la campagne est d’interpeller le monde politique au pouvoir, afin qu’il prenne ses responsabilités. Pour ce faire, devenir membre du fan-club en est un moyen, car l’on participe dès lors à la pétition mise en place par le
PTB en faveur d’une meilleure taxation des plus grosses fortunes.
De manière assez théâtrale, le matériel de campagne fut présenté à l’assemblée, enthousiaste à vouloir aider à cette noble action.

Pour de plus amples renseignements, et pour participer à cette action dans la région, il vous suffit de prendre contact avec le
PTB en envoyant juste un mail à ptbmonsborinage@gmail.com ou de visiter notre site de campagne.

dimanche 1 novembre 2009

Formation « Marx pour les nuls »: « 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Pourquoi le mur devait-il tomber ? »

Formation « Marx pour les nuls » dans la région de Mons-Borinage, le 26 novembre (pour en savoir plus, cliquez sur ce lien). Thème : « 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Pourquoi le mur devait-il tomber ? »

Vingt ans après la chute du mur de Berlin, l’Union européenne commémore l’évènement par de multiples festivités. Mais qu’y a-t-il à fêter pour la population de l’est de l’Europe ? Le taux de croissance exceptionnel dont ces pays ont bénéficié pendant quelques années était essentiellement basé sur un endettement sans précédent auprès des banques occidentales et s’est effondré avec la crise. Partout le chômage croît. Des coupes sombres dans les budgets sociaux augmentent les inégalités et provoquent des manifestations.
Les pays d’Europe postsocialiste sont également soumis, depuis la chute du mur, à une perte de population, pouvant atteindre près de 20% dans certains pays. Ces bouleversements démographiques donnent la mesure des drames humains subis. Et cette analyse oblige à établir des relations de cause à effet avec l’entrée dans l’économie de marché.
La jeunesse est sans aucun doute l’une des principales victimes de ces évolutions. En Russie, Depuis la restauration du capitalisme, les conséquences sont désastreuses sur l’éducation, le logement des jeunes et l’emploi.
La situation déplorable des pays de l’Europe de l’Est doit être imputée en premier lieu au renversement du socialisme dans la région. La crise aidant, le moment est venu de relancer la discussion sur toutes les leçons à tirer des expériences passées, mais aussi actuelles.

Karl Marx est mort en 1883. Et il serait mort une seconde fois en 1989, lors de la chute du Mur de Berlin. Cette année-là, le libéralisme, élevé au rang de pensée unique, décrétait : point de salut hors du capitalisme. Mais Marx est une bête coriace. Alors que l’on célèbre aujourd’hui les vingt ans de la chute du Mur, le système capitaliste traverse une crise majeure qui montre ses limites.

Vu l’actualité des 20 ans de la chute du mur, nous ne doutons pas que le sujet de cette formation sera intéressante. Car il est de toute importance, dans la société actuelle, de savoir où l’on se dirige, donc savoir quelle sera la société de demain, savoir quels sont les enjeux économiques et géopolitiques qui justifient un tel bouleversement.

Intéressé(e) par cette formation ? Cliquez sur ce lien.

samedi 17 octobre 2009

Manifestation Preiss Daimler à St Ghislain (article + vidéo JT TéléMB)


Colère et espoir ...

Vendredi 16 octobre, plusieurs centaines de travailleurs se sont rassemblés devant Preiss Daimler, l'ancien Belref à St Ghislain. Il y avait ceux de Belref mais aussi de nombreuses délégations de partout du Borinage, même de Verviers. A l'appel de la Centrale Générale.

Lucien Ferrarini, délégué principal FGTB de Preiss-Daimler Refractories (Belref):
“Nous nous attendions à une restructuration, un plan Renault, mais pas à une faillite. Une faillite organisée en plus. Car le patron a les moyens ! Le groupe a fait un bénéfice de 12 millions d'€ en 2008. Des commandes il y en avait, mais nous ne les connaissions pas, car nous n'avions plus de service commercial ici. Toutes les commandes étaient distribuées par le siège central en Allemagne aux autres sièges. De plus, le vendredi la Direction retire 240.000 € de liquidités de la caisse de Belref, et le lundi 28 septembre il déclare la faillite ! Les salaires de septembre ne sont pas payés, ni les préavis ! Des familles se sont retrouvé sans revenu du jour au lendemain. Elles ne toucheront que leur chômage en octobre.”

Jocelyne, épouse d'un ouvrier de Belref: “Nous n'avons qu'un seul revenu dans le ménage et 3 enfants, nous devrons vivre avec 1.300 € par mois au lieu de 1.900. En début de mois, 800 € partent déjà directement pour les factures. La grande a 13 ans, elle voudrait devenir içnfirmière. Serons-nous capable de lui payer ces études-là ? Déjà maintenant, pour un voyage scolaire qui coûte 185 € nous payons sur plusieurs mois. Quand mon mari m'a téléphoné que c'était la faillite, j'ai pleuré durant une semaine. Il a déjà cherché du travail ailleurs. Il est mécanicien d'entretien, mais sur les 18 ans qu'il a travaillé à Belref, il a presque tout le temps fait le même boulot spécialisé. Cette spécialisation-là, on en a pas besoin ailleurs. Il a 38 ans, va-t-il trouver quelque chose ?”

Yvan, ancien de Vesuvius: “j'ai commencé à Belref il y a 32 ans. Lors de la crise des années '90, il y a eu une scission, une partie de Belref (sur Hautrage) est devenu Vesuvius, où j'ai travaillé depuis 2004. Notre usine a fermé en juin, mais nous avons au moins su obtenir un plan social. N'empêche que les patrons ont vraiment profité de la crise pour toutes ces fermetures et faillites. Ils n'en ont rien à cirer qu'avec notre pouvoir d'achat actuel, les travailleurs n'ont pas su mettre un franc de côté pour voir venir !”

Lucien Ferrarini: “Aujourd'hui, la curatelle travaille pour récupérer les clients qui étaient des anciens clients de Belref, mais dont Preiss Daimler s'est accaparé. Notre manifestation d'aujourd'hui s'adresse aux politiques pour qu'ils nous aident à trouver un repreneur fiable”.
Pour la Centrale Générale, l’objectif était d’attirer l’attention de pouvoirs publics et d’un éventuel repreneur, indique la Centrale générale FGTB. « Nous savons que deux opérateurs industriels ont pris contact récemment avec les curateurs et que la Région wallonne suit le dossier de reprise via la Sogepa », explique le secrétaire fédéral Paul Lootens. « Mais nous tenions à exprimer notre ras-le-bol. Les travailleurs n’ont pas reçu leur salaire de septembre et, d’après mon expérience, ils devront attendre un an voire un an et demi avant que le fond de fermeture les dédommage ».

Selon le journal Le Soir, la curatelle a déjà obtenu du tribunal la continuation des activités et l'embauche de 30 ouvriers et 12 employés, par “contrats à tâche déterminée”. Une cellule commerciale a été relancée qui reçoit déjà des nouvelles commandes. Un des quatre fours serait rallumé fin du mois pour honorer les commandes... Les travailleurs espèrent.

vendredi 16 octobre 2009

Manifestation à St Ghislain [16 octobre 2009] contre les excès patronaux et les fermetures arbitraires des usines dans la région de Mons-Borinage.


Album-photos de la manifestation de St Ghislain, le 16 octobre 2009
(cliquez sur l'image ci-dessus).


Au départ de l'usine "Preiss-Daimler Refactories", la manifestation interprofessionnelle de St Ghislain, a rassemblé quelques centaines d'ouvriers de cette entreprise et d'autres de la région de Mons-Borinage, des syndicalistes [dont certains venus de Verviers], des mandataires politiques. Le Parti du Travail de Belgique était bien présent, en soutient à la cause des travailleurs de la région.

Le pouvoir politique fut vivement interpelé lors des discours des responsables syndicaux, appelant à une plus grande responsabilité. Tout en dénonçant les excès patronaux arbitraires, qui, sous prétexte de crise économique, n'hésitent pas à fermer des usines rentables, mettre des milliers de gens à la rue, leur faisant perdre leur emploi, tout en "s'en mettent plein les poches" sur le dos de la main d'œuvre qui les fait vivre. La crise économique ne doit pas être un prétexte, car cette crise n'est pas celle des travailleurs!

Le mécontentement des travailleurs, qui dénoncent la situation socialement catastrophique, dont l'issue impliquera à terme la création d'un grand chancre économique à l'échelon régional. La solidarité et la lutte ouvrière semble le moyen le plus efficace pour contrer la propagation de ce phénomène.

Un article plus complet sera prochainement publié sur ce blog, donnant plus de détails sur cette action.

samedi 10 octobre 2009

Manifestation à Charleroi :: « La crise c'est eux, la solution c'est nous »


Ils étaient entre 10 000 et 15 000 travailleurs à manifester ce 9 octobre dans les rues de Charleroi. Pour dire que les travailleurs ne paieront pas deux fois la crise. 

Lire le reportage complet sur le site du PTB.

Voir la galerie photos (cliquer ici).


mercredi 7 octobre 2009

NOUS NE PAYERONS PAS LA CRISE !

Car c'est bien l'inquiétude actuelle: Vont-ils nous faire payer leur crise?
  • Le gouvernement a-t-il mis au point un énième plan d’austérité ? Si oui, quel est-il ?
  • Après les pouvoirs spéciaux des années ’80, imposés par le gouvernement Martens/Gol ; après le plan global des années ’90, appliqué par le gouvernement Dehaene ; va-t-on encore une fois « sabrer » dans les budgets de la solidarité sociale ?
  • La classe moyenne et les pauvres seront-ils encore la cible privilégiée de l’état ? Ne sommes-nous pas occupés de nous enliser vers la pauvreté, en passant par la perte et le démantèlement de nos acquis sociaux, des services publics ?
  • Quel avenir pour les jeunes ? Quelle société leur préparons-nous ?
  • Y a-t-il possibilité de solutions plus « humaines » pour payer une crise qui n’est pas celle des gens du peuple ? Si oui, comment peut-on agir, à notre niveau, pour influencer le cours des choses ?
  • Etc............

Autant de questions, parmi beaucoup d’autres, posées par les participants, intéressés autant qu’inquiets de leur avenir, de celui de leurs enfants, et de la société en général, lors de la conférence donnée durant la soirée du 6 octobre à « La Braise », rue Zénoble Gramme à Charleroi.
Présenté par le Président Régional du PTB Hainaut, Germain Mugemangango, l’exposé, des plus passionnants, donné conjointement par Raoul Hedebouw (Porte-parole national du PTB et co-auteur du livre « priorité de gauche ») et Marco Vanhees (auteur du livre « Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches »), a littéralement captivé tout l’auditoire. Cette soirée fut entreprise dans le cadre de la campagne du PTB « Nous ne paierons pas la crise » (télécharger le tract). Un précédent message de ce blog propose le diaporama illustrant la conférence (cliquez ici).
Une délégation du PTB de Mons-Borinage s’y est rendue. La possibilité d'organiser prochainement semblable séance d’information dans la région serait bienvenue. Lors de laquelle nous sommes assurés d’y trouver bon nombre de participants, étant donné l’enjeu de ce qui se prépare, au sein du gouvernement, pour nous faire payer cette crise qui n’est pas la nôtre. Intéressé(e) ? Ecrivez-nous à ptbmonsborinage@gmail.com


Le plan alternatif du PTB


"Un plan d’urgence sociale contre la crise et une alternative de gauche aux restrictions budgétaires". Dans ce document de 25 pages le PTB présente son alternative à la veille de la déclaration gouvernementale du 13 octobre sur le budget. (Télécharger le document PDF en cliquant ici)

mercredi 16 septembre 2009

La Poste impose des « sous-facteurs » contre l'avis syndical

Précédent dangereux pour les entreprises publiques

La Poste impose des « sous-facteurs » contre l'avis syndical

La Poste et le front commun syndical s’opposent sur le statut des nouveaux “facteurs de quartier”. La Poste passe outre l'avis syndical. Les syndicats se réunissent pour élaborer la riposte.

Il y a déjà plus d’un an, la Poste annonçait son intention d'introduire un système de « livreurs » à temps partiel, à l’instar de la Hollande. Ils se voient juste aujourd’hui affublés d’un autre nom: facteurs de quartier. La version finale que la direction a défendue devant la Commission Paritaire de jeudi 10 septembre prévoit pour ces derniers un salaire horaire brut de 8,41 €. Ces facteurs seraient engagés sur une base de 3h 47 par jour. Après six mois ininterrompus de travail, de petites primes s'y ajouteraient: 1,41 € de chèque-repas, 0,369 € par jour d'indemnité RGPT (prime pour travail extérieur sans infrastructure, notamment sans WC qu'il faut donc pouvoir payer durant la tournée), 0,05 € par km pour l'utilisation du vélo personnel.

La crainte des syndicats est très clairement la disparition du statut des facteurs actuels, par un procédé d’extinction progressive au profit de « sous-facteurs », moins chers et moins protégés, qui viendraient remplacer les départs à la pension.
En outre, les “facteurs de quartier” seront-ils des salariés ou des indépendants ? Car la loi postale n'est toujours pas votée. Si le Ministre Van Quickenborne arrive à imposer son point de vue, les concurrents pourront travailler avec des indépendants. Dans ce cas, la Poste fera de même!

Pas de fatalité

Après le non syndical, La direction de la Poste a fait savoir qu'elle « prendra les dispositions nécessaires pour poursuivre la réorganisation. » L'article 35 de la loi de 1991 prévoit que lorsqu'une proposition est refusée en Commission paritaire, la Direction a le droit de passer le relais au Conseil d'Administration qui peut alors décider seul.

Cet article de la loi sur les Entreprises Publiques n’a jamais été appliqué et il s’agirait d’un précédent dangereux: les syndicats sont mis sur le côté. Si cela passe à La Poste, demain il peut être d'application aussi à la SNCB ou à Belgacom. Les réactions syndicales fusent. Michel Meyer (CGSP Poste) : « Désireuse de réaliser des bénéfices en pratiquant le dumping social, La Poste n'apporte aux agents aucune certitude quant à la stabilité de l'emploi.»
Réaction immédiate aussi à Liège et à Seraing où les facteurs et trieurs de nuit sont partis en grève dès ce fameux jeudi-soir.

Pour ceux qui verraient là une fatalité, rappelons que les actionnaires de la Poste ont touché en 2009 un dividende de 172 millions d'€ contre 60,8 millions en 2008 (1). 86 millions d’euros pour l'Etat, et 86 pour l'actionnaire privé. Ce dernier, CVC Capital Partners, obtient ainsi une marge bénéficiaire de 28 %. Voilà le résultat de toutes les restructurations à la Poste.
Pour le premier semestre de 2009 également, « l'entreprise a pu réduire encore ses frais de fonctionnement et ainsi limiter les dégâts (des effets de la crise). Grâce à ces économies, le résultat d’exploitation normalisé du premier semestre 2009 (139 millions d'€) a pu être maintenu au niveau du premier semestre 2008 (135 millions d'€).»(2)  Les actionnaires sont ainsi rassurés pour leurs prochains dividendes !
Tout ça sur le dos des postiers et des usagers.

Le PTB a donc fait le calcul suivant: Si la somme de 172 millions d'€, au lieu d'être distribuée aux actionnaires, était ré-investie dans la Poste, sous forme d'emplois, cela représenterait environ 4 000 emplois… solution plus sociale que de recourir à des “facteurs de quartier” !

Edith Janssens
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(1) Le Soir, avril 2009
(2) Communiqué de la Poste, 31.08.09