lundi 20 mai 2013

Soirée annuelle du PTB à Mons-Borinage: "Le plein succès"!



Plein succès pour la soirée annuelle du PTB à Mons-Borinage.

Comme chaque année, nos militants ont organisé leur soirée, destinée entre-autres à faire connaitre le Parti
du Travail de Belgique dans la région. çà s'est passé à la salle "aux ducs de Bourgogne" à l'avenue du champ de bataille à Jemappes. Nos trois élus hennuyers du Hainaut y étaient présents. Ils se sont bien volontiers présentés lors d'un petit discours. Les Camarades Sofie Merckx pour Charleroi (conseillère communale, médecin au cabinet de "médecine pour le peuple" de Marcinelle), Antoine Hermant (conseiller communal à La Louvière, ancien cheminot délégué syndical) et John Beugnies (conseiller communal à Mons, employé).

Auparavant, notre Président et porte-parole régional, le Camarade Gaëtan Lelong, nous a gratifié d'un discours autant mobilisateur que militant, un véritable rapport moral de nos activités dans la région, ainsi que nos projets pour l'avenir. 
Aucun de doute possible, à la lecture de ce texte, vous vous rendrez compte que la gauche vraie et sincère s'y retrouve...et pas seulement par les paroles, mais bien certainement par les actes, pour les gens d'abord:

Gaëtan Lelong, porte-parole du PTB à Mons-Borinage:

"Chers amis, chers  camarades, merci à tous d’être là se soir.  Avant tout je tiens au nom de toute l’équipe du PTB Mons-Borinage à remercier tous les volontaires qui ont offert leur énergie pour faire de cette soirée un succès. Merci de les applaudir. 


Je vous annonce également une action importante dans notre région. Pour célébrer la sortie du nouveau livre de Marco Vanhees : "Les riches aussi ont le droit de payer des impôts".  Nous organisons un rallye des millionnaire, nous irons en cortège de voiture parcourir les millionnaires hennuyers le dimanche 23 juin. Le départ se fera au secrétariat de Jemappes à 13h, venez nombreux ! 

Il y a un an, nous lancions notre campagne électorale à Mons. Il y a un an je vous disais qu’un élu à Mons ne serait pas une épine dans le pied du PS mais plutôt un clou dans le cœur. 

Avec 600 affiches et 20 000 tracts, soit le plus petit budget de campagne du parti. Mais avec  de l’acharnement, un travail titanesque de toute une équipe nous avons obtenu notre élu à Mons: notre camarade John Beugnies. Et depuis maintenant 7 mois ce n’est pas un clou dans le cœur mais un pieu entier que nous avons planté. Le travail effectué par notre camarade John est tout simplement énorme, et je profite de cette soirée pour lui dire publiquement Camarade tu es bel et bien l’homme de la situation et nous sommes fière que tu sois notre conseiller ....

En moins d’un an nous avons doublé nos membres, il est maintenant temps de solidifier nos groupes de bases. Je m’adresse ici à tous les nouveaux membres, n’hésitez pas et venez renforcer nos groupes de base, une réunion mensuelle pour parler et agir. Parce qu’il est temps d’agir, parce le statut quo n’est plus possible parce que face à l’injustice de cette société la pire des choses à faire est de ne rien faire. Nous avons besoin de vous !

Oui il faut agir parce que le constat est alarmant les attaques viennent de partout tout d’abord le gel des salaires :

Elio Di Rupo l’avait annoncé en novembre 2012 : le gouvernement veut modifier la loi de fixation des salaires. Avec comme objectif de rattraper le « handicap » salarial que la Belgique aurait avec ses voisins. Ce qui mènera à un blocage salarial de 6 ans au moins !
Le gouvernement veut organiser la modération salariale permanente,  ce qui donnerait des cadeaux fiscaux aux patrons et mettrait les syndicats hors-jeu. 
Avec ce projet de loi, le gouvernement veut donner des armes aux patrons pour justifier l’interdiction de toute augmentation salariale, même si l’entreprise fait des milliards de profits.

Pire si les patrons restent dans le cadre de la norme salariale, ils obtiendront des diminutions de cotisations sociales. Un « bonus de compétitivité » 

Toute la négociation intersectorielle pour obtenir des salaires plus élevés est mise hors-jeu. 

Monica De Coninck, ministre de l’Emploi (sp.a), explique clairement le but poursuivi par la modification dans sa note au conseil des ministres : « L’élimination du handicap des coûts salariaux par rapport aux États-membres de référence, à savoir la France, les Pays-Bas et l’Allemagne, sur une période de trois accords interprofessionnels. » Et même plus longtemps, que se passera-t-il si les pays voisins jouent également dans cette course à la compétitivité et à la baisse des salaires nos salaires n'augmenterons tout simplement plus tandis que le cout de la vie lui continuera a le faire.
En novembre 2012, lors de sa déclaration de politique générale et plus récemment lors de sa conférence à l’Umons, le Premier ministre, Elio Di Rupo (PS) déclarait : « Contrairement à ce que certains disent, il n’y a pas de gel des salaires puisque l’index est maintenus. » C’était là un mensonge!!!! Car l’indexation des salaires fait l’objet d’un coup de canif avec l’introduction des soldes et la modification de l’impact de des prix de l’énergie.

L’index systématiquement remis en cause par le patronat, a déjà fait l’objet de tellement de manipulation que nous sommes amputé de 286 euro par mois. 
Plus récemment même le PS se dit ouvert à un meilleur système, Meilleur pour qui madame Onkelinks ?

Les patrons ne veulent plus de l’index, ils ne veulent plus d’augmentation salarial ils veulent entraver les travailleurs et les réduire en esclavage et alors que le PTB dit non !  il faut briser les chaines des travailleurs le PS lui en négocie le poids.

Comment oser demander plus aux travailleurs alors que les patrons eux se remplissent les poches et ensuite licencie sans pitié.

Ford, Arcelor, Duferco, Caterpillar... et j’en passe toute ces sociétés qui fond des milliards de bénéfice et qui ensuite jette leur travailleurs comme des chiens

Il est urgent d’instaurer une loi qui défendra 4 revendications:

  1. Interdiction de licencier pour les multinationales qui restructurent ou délocalisent pour faire encore plus de profit.  
  2. Durcissement de la législation sur le licenciement – le licenciement en Belgique doit être rendu au moins aussi difficile que dans les pays voisins ; par exemple, chaque licenciement doit être soumis à un tribunal, comme aux Pays-Bas ou en France.   
  3. Obligation de rembourser tous les cadeaux reçus (subsides, exonérations fiscales et parafiscales, dons directs… ) pour les grandes entreprises qui délocalisent. 
  4. Obligation de reprendre dans l’accord social tous les travailleurs des entreprises sous-traitantes et sous-entreprises touchées par la restructuration d’une grande entreprise. 

Cette loi que nous appelons la loi Ford protégerai enfin les travailleurs contre cette course effrénée aux profit 

Que dit le gouvernement : c’est un drame, Elio sur tweeter dit « Je suis de tout coeur avec les familles des milliers de travailleurs victimes de ce drame social»  10 min avant de venter le système des intérêts notionnels au sommet économique de Davos 

Oui! Il est temps d’agir devant ce double discours, devant cette mauvaise foi. Devant cette volonté d’anéantir tout espoir d’une société juste. 
Ils s’en prennent à nos salaires, à nos emplois et même à nos enfants. 

Les travailleurs qui se retrouvent au chômage ou ils doivent se concurrencer les uns les autres. Savez-vous que pour 1 emploi il y a 32 candidats dans notre région.  Et même si il n’y a pas de travail nous voici puni de cette situation par la dégressivité des allocations de chômages.
A l’heure actuelle, 200 000 sans emploi vivent déjà sous le seuil de pauvreté. Avec la dégressivité accrue, plus de 150 000 personnes vont bientôt les rejoindre. 

Nos enfants qui arrivent sur le marché de l’emploi sont condamné à accepter des boulots de misères. Il leur est presque devenu impossible de survivre seul avec un salaire. Mais nos enfants le savent la société est terriblement injuste.

Ils le savent déjà dès l’école, l’enseignement en communauté française est parmi les plus inégalitaire en Europe. L’écart entre les 25% des élèves les plus riche et les 25% des élèves les plus pauvres est le plus grand de tous les pays industrialisé !

Un enseignement de qualité est une condition sine qua non pour créer des citoyens critiques et émancipés et assurer un avenir digne à tous les jeunes. 
Le désinvestissement dont a été victime ce secteur est inacceptable. Nous nous opposons à la marchandisation de l’enseignement et à la concurrence effrénée sur le « marché scolaire ». 
Cette concurrence libérale est à la base de la dualisation de notre enseignement. 
Nos enfants ne sont pas à vendre !!!
Nous préconisons la mise en place du modèle finlandais en matière d’enseignement, soit la mise en place d’un tronc commun pour tous les élèves jusque 16 ans. 

Ce tronc commun enseignera des compétences techniques et générales. C’est ce modèle qui permet à la Finlande de jouir de l’enseignement non seulement le moins inégalitaire en Europe, mais aussi de l’enseignement le plus performant et ce quel que soit le niveau scolaire.

Il est temps d’agir, nos enfants pourront-ils encore se chauffer et s’éclairer ?

Le marché européen de l’énergie est le terrain de jeu de sept grandes multinationales. Celles-ci engrangent des milliards d’euros de bénéfices, alors que des dizaines de milliers de ménages n’arrivent plus à payer leur facture.
Quant aux politiques, ils approuvent ou regardent ailleurs. Tom De Meester, le spécialiste de l’énergie du PTB, publie un livre où il explique comment ce hold-up est possible et surtout comment une autre voie est possible.
Aujourd’hui, nous payons l’électricité 43% plus cher qu’il y a dix ans, et le gaz, 70%. S’il y a bien une chose que l’on peut affirmer à propos de la libéralisation du marché de l’énergie, c’est bien qu’elle n’a pas donné les baisses de prix promises.  

Allons-nous encore longtemps tolérer que 100.000 personnes passent l’hiver dans le froid parce qu’elles ne peuvent plus charger leur carte de compteur à budget ? Alors que les géants de l’énergie engrangent des milliards et ne paient presque pas d’impôts ?

Il y a un mois mes camarades John, Dominique et moi même sommes allé écouter la conférence du premier ministre «socialiste» à l’Umons 

Je l’ai entendu dire : «Nous avons gelé les prix de l’énergie ce n’est pas rien» Ma réponse si j’avais pu la formuler aurait été mais pourquoi avoir vendu Electrabel? Pourquoi avoir libéralisé le marché de l’énergie ? 

Puis alors qu’il parlait de la dette publique il déclare : «Le sauvetage des banques à creusé un trou énorme dans l’économie» Ma réponse aurait été mais pourquoi avoir vendu la CGER et le crédit communal ?

Elio m’aurait surement répondu c’est de la faute du MR, de la NVA ou de l’Europe !

Calimero a beaucoup d’argument pour ne pas dire la vérité: "c’est parce que nous voulions enrichir nos partenaires actionnaires, nos ami banquiers". Comment comprendre un travailleurs qui gagne 1200 euro par mois quand on sait que le président du PS gagne 11000 euro par mois !

L’Europe le grand alibi pour se décharger de toute responsabilité. Pourquoi alors donner encore plus de pouvoir à ce bulldozer néo-libéral. Pourquoi avoir voté le traité européen de stabilité ?

La réponse c’est Marie Arena qui nous la donne dans un tweet elle dit à Raoul Hedebouw notre porte parole national qui assisté au vote au balcon du parlement.  Oui nous sommes de gauche et nous sommes dans l’arène à prendre nos responsabilités pendant que d’autre sont au balcon.  Raoul lui a répondu ceci: Nous ne sommes pas au balcon mais dans la rue aux coté des travailleurs qui se battent dommage que vous n’y soyez plus ! 

Oui nous sommes dans la rue et nous y serons encore et encore. 
Le vent ce lève, des voix syndicales s’élèvent un peu partout disant il faut une force nouvelle à gauche.

Cette force nouvelle elle est ici camarades, nous sommes cette force nouvelle. Et il est maintenant temps de la faire rugir. C’est nous le peuple qui avons le pouvoir, le pouvoir de créer des machines de créer le bonheur. Il faut tous nous unir pour créer un monde descend et humain. Un société qui apportera un avenir aux jeunes et la sécurité aux anciens. 

Camarades levez-vous et rejoignez ce souffle nouveau et ensemble nous deviendrons une tempête, une tempête de gauche qui rendra au peuple son droit , le droit qu’il n’aurai jamais du oublier celui de dire :  

NON

NON, nous ne vous laisserons pas nous dépouiller de nos salaires!

NON, nous ne vous laisserons pas nous voler notre énergie!

NON, nous ne sommes pas des vaches à laits! 

NON, nous ne vous laisserons pas priver nos enfants d’avenir!

C’est nous les travailleurs qui créons la richesse et sans travailleurs pas de richesse !

Camarades rejoignez se souffle nouveau, prenez votre carte de membre, entrez dans nos groupes de base, parlez du PTB autour de vous, faites des membres. 

Regarde Elio la gauche elle est ici, dans cette salle et demain dans la rue !

Face à toi et à ceux qui pensent que les travailleurs n’ont qu’a subir!

Il est temps de construire notre société socialiste camarades !

Celle que nous voulons pour nos enfants et pas celle que les capitalistes de droite ou de soit disant gauche veulent nous imposer.

Merci à tous et je vous souhaite encore une bonne soirée"


Gaëtan Lelong
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Les discours cédèrent la place au buffet froid, régalant nos convives dans une atmosphère festive à souhait, à la suite duquel on retrouva entre-autres un sketch organisé par de jeunes comédiens improvisés mais très prometteurs, ainsi que la traditionnelle soirée dansante animée par DJ MAXX.

C'est sûr, beaucoup y reviendront l'année prochaine!









mardi 14 mai 2013

Interpellation du PTB Mons pour un élargissement du service de bus gratuits "intramuros" au Grand Mons



CONSEIL COMMUNAL DU 13 MAI 2013.
Interpellation relative à l’élargissement du service de bus gratuits « intramuros » au Grand Mons

Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Echevins et Conseillers,

Il y a quelques jours, nous apprenions via la presse qu’une partie de la majorité, en l’occurrence le groupe MR en la personne de Monsieur l’Echevin des Finances, remettait en cause la gratuité du service de bus intramuros de la Ville de Mons. Les raisons invoquées sont d’abord le coût jugé trop élevé (400.000 € par an) et ensuite l’objectif de départ qui n’est pas atteint à savoir moins de voitures dans le centre-ville.

Fort heureusement, cette remise en cause de la gratuité des bus intramuros n’a pas été suivie par le reste du Collège et nous nous en réjouissons. Il s’agissait bien là, d’une nouvelle tentative de vouloir faire des économies sur le dos des gens.

"Il s'agit de savoir où on place les priorités..."
Néanmoins, comme vous avez pu le lire dans notre programme communal, nous voulons aller plus loin en terme de mobilité. Nous demandons un élargissement de ce service gratuit au Grand Mons afin que tous les Montois puissent en bénéficier. Quand on habite Cuesmes, Flénu ou Ghlin par exemple, on paie les mêmes taxes que quand on habite Mons-Ville, on doit dès lors pouvoir bénéficier des mêmes services.
Nous pensons que cet élargissement au Grand Mons est possible et surtout nécessaire pour plusieurs raisons. Par exemple, cela permettrait de véhiculer gratuitement les Flénusiens qui voudraient se rendre à la piscine du Grand Large puisqu’on les a privés de leur piscine de proximité. Cela permettrait à tous les étudiants montois d’être sur le même pied d’égalité puisque les étudiants de l’HELHa et de l’UCL-Mons pourrait eux aussi bénéficier du service comme c’est le cas pour les autres étudiants. Cela permettrait également de renforcer la cohésion sociale entre les habitants du Grand-Mons puisqu’il serait financièrement plus facile de se déplacer et donc de participer aux différentes activités organisées dans les 19 communes. Enfin, dans le cadre de « Mons 2015 », sauf si la volonté du Collège est de tout concentrer dans le centre historique de Mons, étant donné qu’une activité majeure sera organisée dans chaque ancienne commune, il est primordial de permettre aux touristes de se déplacer gratuitement pour y accéder. On voit mal comment un touriste serait tenté de se rendre à Flénu pour une activité culturelle si il doit payer un transport. Ce ne sont là que quelques exemples qui démontrent l’importance de cet élargissement.

Intenable financièrement me direz-vous. Cela nous le contestons. Ce n’est pas une question de finances mais bien une question de choix politique sinon comment expliquer que Tallinn, la capitale de l’Estonie, une ville de 420.000 habitants, propose un transport public entièrement gratuit et qu’une ville comme Mons de 94.000 habitants ne puisse le faire ? Vous voyez bien qu’il s’agit de savoir où on place les priorités et nous pensons que permettre à tous les montois de se déplacer gratuitement est une priorité.

Quant à l’objectif qui ne serait pas atteint, c’est à dire moins de voiture dans le centre-ville, comprenez notre étonnement quant à la nature de l’objectif. Comme on constate aujourd’hui que la plupart du temps les bus intramuros sont littéralement bondés, c’est que le vrai objectif semble être atteint, à savoir répondre à la demande de mobilité des usagers. D’ailleurs, vous pouvez être certains que si vous élargissez l’offre de transport gratuit au Grand Mons, les bus ne seront pas vides car les Montois en ont bien besoin.

Pour terminer, nous espérons que cette interpellation aura le mérite d’ouvrir le débat non pas sur une suppression des bus intramuros gratuits, ce qui s’apparente pour nous à une régression sociale, mais plutôt à un élargissement géographique de l’offre. Quand on est une victime de la dégressivité des allocations de chômage, la possibilité se déplacer gratuitement prend tout son sens. Soyez-en bien conscients chers Collègues.

lundi 29 avril 2013

mercredi 27 mars 2013

Intervention du PTB au conseil communal du 25/03/2013 à Mons

Ce lundi, le budget 2013 était à l'ordre du jour. Sans surprise, il a été adopté majorité contre opposition.
Voici les interventions du PTB concenrnant le budget de la ville et du C.P.A.S. :


Budget de la ville. 

La solidarité entre communes ne devrait-elle pas être la règle ?
On s’étonne d’entendre le Collège dire que l’emploi est la priorité lorsqu’on constate que les économies budgétaires dans le contexte de crise actuel se feront sur le dos des travailleurs : on annonce 25 non-remplacements de travailleurs qui partent en pension pour une économie de 800.000 €. C’était déjà 700.000 € l’année passée et donc au total 1.500.000 € d’économie en 2 ans sur le dos des travailleurs. Ces travailleurs n’étaient évidemment pas payés à rien faire. Cela signifie que la charge de travail sera répartie sur ceux qui restent avec les conséquences qu’on imagine en matière de bien-être au travail et en qualité de service rendu à la population. Moins de service public, voilà la touche néolibérale de ce budget.
Dans le même temps on prévoit de grosses dépenses pour rendre Mons attirante, et quand on dit Mons, on devrait plutôt dire le centre historique de Mons et les Grand Près parce que les touristes et investisseurs n’auront pas intérêt à se promener sur les trottoirs de Flénu au risque de se casser une jambe. Vous me direz qu’on répare l’Avenue du Champ de Bataille mais Flénu ne se réduit pas à cette rue. Avec cette politique donc, Mons espère attirer des investisseurs pour la création hypothétique d’emplois. Nous préférons nous parler de transfert d’emploi, plutôt que de véritables création ce qui sera d’ailleurs le cas avec IKEA. Voilà une vision bien égoïste de la société que celle de se faire concurrence entre les communes. Oublie-t-on que lorsque qu’une commune s’enrichit, inévitablement une autre s’appauvrit ? La solidarité entre communes ne devrait-elle pas être la règle ? Nous voterons contre ce budget.


Budget C.P.A.S. 

La totalité du fonds de réserve devra être utilisé et cela nous semble particulièrement inquiétant au vu de la crise sociale qui ne fait que s’accentuer. Les demandeurs d’emploi sont victimes de la dégressivité des allocations de chômage ou sont tout simplement exclus et du coup se tournent logiquement vers le C.P.A.S. Petit à petit, la solidarité qui était financée par le fédéral, l’est de plus en plus par la commune non sans conséquence budgétaire puisque les moyens ne suivent pas. Les travailleurs pauvres, les familles endettées, les gens à la rue mais aussi les familles monoparentales particulièrement fragiles devraient faire l’objet de toute la considération des autorités communales. Or, nous avons l’impression que la Ville n’anticipe pas l’explosion de la demande au C.P.A.S. et que ce dernier devra juste la subir. Malgré le dévouement des travailleurs du C.P.A.S. que j’ai pu rencontrer, globalement, sans moyens supplémentaires pour l’aide d’urgence et pour la prévention, on court à la catastrophe. Enfin, de manière plus générale, nous regrettons qu’on s’attaque toujours aux conséquences de la crise au lieu de s’attaquer aux causes. C’est comme si on passait son temps à éponger l’eau qui fuit d’un robinet pour éviter qu’une pièce s’inonde, sans jamais penser à réparer le robinet. A force, c’est décourageant pour celui qui éponge. Nous allons nous abstenir.

John Beugnies. 

dimanche 24 mars 2013

Liberté d’expression en danger à l’Université de Mons ?



"Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire." Voltaire
Depuis quelques semaines, les membres de Comac rencontrent des obstacles à la tenue de leurs actions sur le campus de l’Umons. Le recteur, sous la pression de certains étudiants, veut subitement interdire les membres de Comac-Mons de faire des appels en auditoire afin de faire la promotion de leurs activités. Après plusieurs rendez-vous avec le recteur, il a été décidé que Comac passera au Conseil d'Administration du 25 mars afin de déterminer l'autorisation ou non de faire des appels d'auditoires, tracter, etc. Une commission a vu le jour pour guider le Conseil d'Administration dans sa décision.
Comac est présent sur tous les campus universitaires de Belgique. Depuis un an et demi, Comac est également actif à Mons. Nous y avons organisé diverses activités : des conférences, récoltes de signatures pour que les syllabus soient disponibles dès le début de l’année, des cinéclubs, une manifestation en soutien au peuple palestinien, etc. Toutes ces activités ont toujours été organisées sans encombres et dans le respect du débat démocratique.

Plusieurs raisons sont avancées pour nous empêcher de nous exprimer
Premièrement, certains étudiants ont soudainement été dérangés par des appels de Comac dans les auditoires. Pour un étudiant qui se plaint d’être dérangé, combien d’autres qui nous expriment leur soutien ou trouvent positif de voir des jeunes engagés de gauche ? Si tout ce qui dérange quelqu'un devenait interdit, on sombrerait rapidement dans des pages noires de l'Histoire qu’on aimerait oublier aujourd'hui. De plus en plus, la tentation du repli sur soi et du rejet des avis différents font surface dans l’opinion publique, comme le montrent les récentes déclarations du bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever.
Deuxièmement, l'Université de Mons consacre en son règlement d'ordre intérieur la nécessité pour les étudiants de respecter la neutralité philosophique, politique et religieuse. Le fait que Comac soit le mouvement de jeunes du PTB est invoqué comme atteinte à la neutralité politique. Plusieurs questions sont alors à poser : qu’est-ce que la neutralité et, surtout, qui doit respecter ladite neutralité ? Les étudiants ou le corps professoral ? Si on pousse cet article du règlement jusqu’au bout et qu’on interprète qu’il est applicable aux étudiants, il faudrait alors interdire tous signes religieux, philosophiques et politiques. Ce qui voudrait dire que le voile serait interdit, qu’on ne vendrait plus de viande halal aux restaurants universitaires, etc. On remarque qu’il y a plusieurs interprétations possibles de la neutralité. Est-ce qu’être neutre signifie suivre la pensée dominante ?  Dans ce cas-là, il semble difficile de parler de liberté d’expression. Certes, Comac n’est pas neutre dans ses idées et ses actions, mais cette association d’étudiants de l’Umons veut amener des idées nouvelles au sein de l’université. L’Umons freine-t-elle Comac pour le respect de la neutralité ou pour éviter les débats d’idées ? 

Pour Comac, la neutralité, c’est le respect du pluralisme politique
Rappelons que les droits fondamentaux de liberté d'association et d'expression de tout citoyen impliquent que ceux-ci n'ont pas à répondre de leur affiliation politique devant aucune autorité académique.

http://chengetheworld.be/fr


Pour Elisa Munoz Gomez, responsable de Comac-Mons, "la neutralité politique, c'est le respect du pluralisme et la promotion du débat démocratique. La neutralité ce n'est certainement pas le cantonnement à la pensée unique. A partir du moment où les partis politiques font partie intégrante de la scène sociétale, interdire les mouvements de jeunes de ces partis n'a rien de neutre. Il est évident que c'est plus le profil de Comac de lutter contre toutes les injustices, y compris à l'université, qui dérange en plus haut lieu. Combien d'universités n'ont pas dans leur histoire abriter des dissidents politiques traqués et poursuivis pour délit d'opinion? Lieu symbolique historiquement en dehors des interférences policières, l'Université de Mons accepterait-elle d'être aujourd'hui le point de départ d'une police politique faite d'étudiants ? Si nous commençons là, où en serons-nous dans quelques mois?"
Le recteur de l’Umons, Calogero Conti, considère que Comac semble oublier le règlement. Comac considère que le recteur semble oublier la Constitution et la déclaration universelle des Droits de l’Homme. Entre les deux règles, il n’est pas difficile de déterminer celle qui prévaut. Le problème du règlement de l’Umons est qu’il prête à toutes sortes d’interprétations. Après Comac, qui sera la prochaine cible ?

L’UMONS, un cas isolé
Le recteur avance également que l’Université de Mons est une université d’état, publique et qui donc doit être neutre. Pour Comac, le fait qu’elle soit publique implique justement qu’elle doit garantir le respect de tout étudiant et le pluralisme démocratique. L’Université de Liège, également Université d’Etat, ne met elle aucune entrave au développement d’activités politiques sur son campus.
La problématique actuelle à l'Umons est en effet bien singulière en Belgique francophone. Si l'Umons était effectivement droite dans ses bottes sur sa tentative de censure de tous les jeunes politisés (effectivement, ce règlement vise tous les jeunes affiliés à une jeunesse politique), les autres universités feraient de même.  Ce n'est pourtant pas le cas. Bien entendu, les universités ont différents modes de reconnaissance des cercles politiques sur les campus, fruits de leur histoire et trajectoire propre. Pourtant, ni à l'ULB, ni à l'UCL ou l'ULg, Comac n'a jamais rencontré de problèmes dans sa distribution de flyers, de réservation de locaux pour organiser des activités ou d'appels en auditoire pour faire la promotion de ses actions. Comac-Mons tient à souligner qu'en 18 mois d'existence depuis son lancement en septembre 2011, aucun problème n'est à pointer dans sa relation avec l'administration et les autorités de l'Umons. Nous espérons que face au débat actuel, les autorités académiques prendront le parti de la liberté d'expression et non la sombre voie de la censure.
Comac défend :
  • le respect des droits à la liberté d'expression et d'association de tous les étudiants.
  • un règlement clair, à l’Umons, concernant l’activité des cercles, comme il existe dans toutes les autres universités, règlement qui garantit le droit des étudiants à s’exprimer et s’organiser politiquement sur le campus.





Raoul Hedebouw le porte parole national du PTB réagit :

On veut interdire à Comac (org. étudiant du PTB) de faire des speechs d'auditoire à l'université de Mons. pourtant, les speech d'auditoires font partie d'une longue tradition pluraliste dans l'histoire universitaire belge !








Gaëtan Lelong le président du PTB Mons-Borinage :

Je suis profondément choqué par le mépris et la tentative de censure envers un mouvement de jeunes parfaitement démocratique. L'Umons se moquerait-elle des principes élémentaires de la constitution Belge à savoir la liberté d'expression et la liberté d’association ? Je m’interroge d'autant plus sur cette tentative de censure lorsque je vois la liberté offerte aux autres mouvements de jeunes politiques. L'Umons serait-elle donc au dessus des lois et de la constitution du peuple Belge?